La Mauritius Trade Union Congress (MTUC), en partenariat avec l’Independent Union Of Maritime & Related Workers, a tenu un atelier de travail ce matin à son siège. Dewan Quédou, président de la MTUC, explique que le syndicat des marins a vu le jour en janvier de cette année avec une cinquantaine de personnes. « Grâce au dynamisme des pêcheurs, ce chiffre a atteint le nombre de 200 membres sur 800 marins pêcheurs. On espère que d’ici la fin de l’année, les 600 autres se joindront à l’association. Bizin enn sel lavwa pou defann lintere marin. »
Dewan Quédou relate qu’il y a un fort taux de chômage parmi les marins et les marins pêcheurs. Aussi il lance un appel au gouvernement pour trouver « au plus vite » des solutions. « Il y a un manque de bateaux et pas suffisamment de débouchés dans ce secteur, qui roule au ralenti. Dans un tel contexte, la formation à la Mauritius Maritime Training Academy devrait être renforcée afin de remédier au chômage. » Il demande au ministre Koonjoo de trouver des débouchés pour ces marins formés.
Dewan Quédou poursuit que le nouveau syndicat mis en place prévoit aussi dans ses prévisions un système d’assurance pour les marins et les marins pêcheurs. Lors de cet atelier, parmi les discussions demeure l’épineuse question de « la connaissance des droits des marins ». Selon Nundeo Chacoory, le secrétaire général de la MTUC, c’est en se basant sur cet aspect que le Syndicate Independent Union Of Maritime & Related Workers a été créé. « Nou la pou fer zot konpran zot drwa. Surtout sur la question de la sécurité en mer. » Mercure Ange Antonio, président de l’Independent Union Of Maritime, relate qu’ils ont dû… « ramer » durant ces cinq dernières années. « Beaucoup se sont retrouvés au chômage, d’où notre affiliation avec la MTUC. Et on remercie le ministre Prem Koonjoo d’avoir écouté nos doléances. » Parmi les diverses propositions, Mercure Ange Antonio demande que les bateaux battant pavillon mauricien engagent 25% des marins locaux. Parmi les priorités, il soutient que la formation est importante, de même que la mise en place d’un plan de pension pour les marins. « Bizin osi fer marin aret pey tax. » Le ministre de l’Économie océanique, des Ressources marines, de la Pêche et des Îles éparses, Prem Koonjoo, dit noter une vraie dévotion de la part de ces marins et marins pêcheurs et donne la garantie qu’il « sera toujours à leur écoute ». Il poursuit : « Le secteur de la mer a un grand avenir, mais n’est pas suffisamment actif. Très peu de jeunes ont choisi cette filière. Il faut un suivi des syndicats pour promouvoir de nouveau la bonne marche de ce secteur. »