La Port-Louis Maritim Employees Association (PLMEA) s’est à nouveau, lors d’une conférence de presse hier, prononcée contre toute tentative de privatisation à la Cargo Handling Corporation (CHC). Le corps syndical appelle à la mobilisation des travailleurs du port pour le rassemblement du 1er-Mai à la place des Taxis à Beau-Bassin.
Avec ce rendez-vous majeur dans une semaine, les syndicalistes soutiennent vouloir lancer un signal fort au Premier ministre Navin Ramgoolam et ministre des Finances Xavier-Luc Duval. « La privatisation de la CHC entraînera une totale dégradation des conditions d’emploi, des licenciements et une baisse des salaires », argue Alain Edouard, président de la PLMEA. Depuis quelque temps déjà, les réunions de mobilisation ont démarré dans le port en vue d’inciter le plus d’ouvriers possible à se rendre au rassemblement à Beau-Bassin. Ainsi, des T-Shirt frappés des slogans « pas vann nu le port » seront arborés par les principaux concernés. « Nous demandons au Premier ministre et au ministre des Finances de ne pas aller de l’avant avec un tel projet, qui causera du tort dans ce secteur névralgique. Pena okenn raison valab ek konkre pou fer sa projet la », poursuit Alain Édouard.
La privatisation de la CHC, souligne Alain Édouard, n’est pas une priorité. « Bizin met enn bon lord dan board management. Met enn management serie ki mean business », insiste le président de la PLMEA qui était hier aux côtés du négociateur et animateur de la General Workers Federation (GWF), Ashock Subron. Compte tenu de l’évolution de la situation, il demande l’organisation d’un débat qui réunirait les travailleurs du port, le Premier ministre et le ministre des Finances.
Auparavant, Alain Édouard est revenu sur l’élection de trois membres de son syndicat pour siéger au board de la CHC. Pour le syndicaliste, cette victoire « écrasante » au dépend de la Port-Louis Harbour and Docks Workers Union (PLHDWU), confirme la confiance des travailleurs envers le dernier syndicat né dans le port. « Bann travayer inn regagyn la parol ek so diginite », affirme Alain Édouard.