« Les conséquences ne sont pas dramatiques », a déclaré ce matin le président de la Mauritius Employers Federation, Clensy Appavoo, à la suite d’une réunion regroupant les représentants des organismes du secteur privé pour le bilan de la journée d’hier. Il souligne toutefois l’urgence de la mise en place d’un protocole pour les avis de pluies torrentielles calqué sur celui des cyclones. « Cela permettrait aux entreprises, en particulier les BPOs, d’organiser leur travail en conséquence et éviter de créer une panique dans le pays », a insisté le président de la MEF.
Aucune estimation chiffrée n’a été effectuée officiellement par le secteur privé. Cependant l’économiste, Eric Ng, est d’avis que le manque à gagner pour l’économie mauricienne devrait tourner autour de Rs 300 millions soit le tiers du Produit intérieur brut quotidien.
Selon Clensy Appavoo, le secteur des technologies de l’information et des télécommunications a été le plus affecté. D’une part, un grand nombre d’employés n’ont pas été en mesure de se rendre à leur poste de travail en raison des embouteillages. D’autre part, certaines entreprises ont été obligées de garder leurs employés afin de compléter leur tâches, faute d’avoir pu informer à temps leurs clients à l’étranger.
L’hôtellerie a fonctionné normalement même si certains employés ont été obligés de travailler pendant des shifts successifs afin de maintenir les activités normalement dans les établissements. Le secteur de la construction n’a pas travaillé du tout hier. Le seafood hub a pour sa part été affecté par la montée des eaux. Princess Tuna a été inondée.
Clensy Appavoo reconnaît que les entreprises locales ont été bousculées par la situation.  « Après consultation avec le bureau du Premier ministre, qui avait donné des instructions concernant la fermeture des bureaux de la fonction publique et demandé aux fonctionnaires de rentrer chez eux, nous n’avions pas le choix que de demander aux entreprises de laisser partir leurs employés. Nous pensons qu’il est plus que jamais temps d’introduire un protocole pour l’émission des avis de pluies torrentielles en comptant sur l’efficacité de notre service météorologique. Il faut reconnaître que les prévisions météorologiques pour l’après-midi ne sont pas confirmées. Le protocole doit, comme l’avis cyclonique, prendre en compte un délai raisonnable avant que la situation ne se détériore. »