La Federation of Public Sector and Other Union (FPSOU) prévoit une manifestation devant l’Assemblée nationale le 20. Cette fédération réclame un réajustement du salaire de 83 000 employés de la fonction publique, à la suite de l’introduction du salaire minimum en janvier dernier. Le président du syndicat, Rashid Imrith, n’a pas écarté la possibilité d’une grève de la faim n’est pas à écarter.

Rashid Imrith soutient qu’à la suite de l’introduction du salaire minimum, les fonctionnaires dont le salaire s’élevait à Rs 7800 ont obtenu Rs 9 000, créant une “disturbance in salary relativities”, comme le stipule d’ailleurs l’article 9 de la National Wage Consultative Act 2016. « Le salaire de tout autre fonctionnaire a été déséquilibré avec l’introduction du salaire minimum. Le Pay Research Bureau avait alors la responsabilité d’effectuer un exercice administratif pour réajuster le salaire de tous les fonctionnaires. On s’attendait à une telle initiative en février dernier », a-t-il expliqué.

Le 19 février, la FPSOU adresse une lettre au Premier ministre pour lui rappeler l’importance de cet exercice administratif. L’instance syndicale a, par la suite, reçu une réponse du Premier ministre, indiquant que le cas avait été référé au ministère de la Fonction publique. Le 13 mars 2018, la FPSOU adresse une lettre au ministre Eddy Boissezon mais ne recevra jamais de réponse.

Et de conclure qu’une possibilité de grève de la faim n’est pas à écarter si le gouvernement continue à faire la sourde oreille. « Nous allons conclure nos actions syndicales par une grève de la faim. Le Premier ministre sait ce que je peux faire. J’ai entamé une grève de la faim en 2015, puis 2016. Je n’hésiterai pas à le faire encore une fois » a-t-il dit.