Les négociations portant sur la fermeture de l’usine de la Compagnie Usinière de Mon Loisir (CUML) ont été conclues entre FUEL et Belle-Vue. Le ministre de l’Agriculture Satish Faugoo en a été avisé lors d’une réunion à son bureau vendredi. Joseph Vaudin, CEO de FUEL, et Henri Harel, directeur financier de Terra, anciennement Harel Frères, étaient présents pour l’occasion.
Les négociations portant sur la fermeture de Mon Loisir ont été engagées dans le contexte de la réforme sucrière et comme prévu dans la Multi Annual Adaptation Strategy (MAAS), indique un communiqué émis par les parties concernées. Les conditions du Blue Print sur toute la fermeture d’usine, seront scrupuleusement respectées en ce qu’il s’agit des planteurs et des employés, ajoute le même communiqué.
Joseph Vaudin, Chief Executive Officer de FUEL, se réjouit de la tournure des négociations. « C’est un heureux dénouement et nous sommes soulagés d’avoir pu nous entendre sur les conditions de fermeture de la sucrerie de Mon Loisir. Tout le monde est gagnant : les employés, les usiniers, les planteurs et avant tout, le pays. Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont aidé dans ces négociations », souligne-t-il.
Pour Jean-Arthur Pilot-Lagesse, General Manager des opérations sucrières de Belle-Vue, il y a des défis à relever. « Cette fermeture permettra au pays et à la communauté agricole de faire face aux défis majeurs qui nous attendent. Il nous faut toute l’aide du gouvernement et des autorités compétentes pour assurer la survie de cette industrie qui est vitale pour le pays. Au-delà des débats passionnés, il est essentiel que la raison l’emporte sur l’émotion », estime-t-il. Le soutien du ministre de l’Agriculture dans tout le processus est salué par Jean Arthur Pilot-Lagesse.
Selon les conditions de l’accord, les cannes du factory area de Mon-Loisir seront broyées à l’usine de Belle-Vue. Les planteurs auront le choix entre la balance de Belle-Vue et celles de Saint-Antoine et de Mon-Loisir pour faire peser leurs cannes.
Les facilités du Planters Harvest Scheme, qui permettent aux planteurs de réduire leurs coûts de récolte et de transport, seront toujours disponibles. Les mesures dans le domaine de l’éducation seront aussi maintenues et des bourses d’étude seront allouées aux enfants des travailleurs, comme prévu dans le Blue Print.