De plus en plus de planteurs cultivant la canne à sucre s’intéressent au concept du commerce équitable, dont les critères sont notamment le respect de l’environnement et une réduction de l’utilisation de produits chimiques, tels les fertilisants et les herbicides. Ceux étant regroupés au sein de la société coopérative de Médine Camp-de-Masque ont célébré dimanche la Journée mondiale du Commerce équitable.??Environ 5 000 planteurs, regroupés au sein de 25 sociétés coopératives, cultivent la canne à sucre depuis 2009. Ils produisent environ 22 000 tonnes de sucre annuellement et obtiennent une prime de USD 60 par tonne de sucre des acheteurs européens, soit au-delà du prix normal en cours. Selon le secrétaire général de cette société coopérative, Sen Dabydoyal, ces planteurs cultivent environ quatre fois plus de cannes à l’hectare, soit environ 105 tonnes, contre 60 ou moins à l’hectare, grâce au commerce équitable. « Nous encourageons plus d’agriculteurs à opter pour le commerce équitable car il est très bénéfique pour eux, en termes de revenus, mais aussi pour le pays sur les plans tant environnemental qu’économique », a-t-il dit. Sen Dabydoyal a indiqué que c’est grâce au commerce équitable que ces 5 000 cultivateurs de canne arrivent à s’en sortir. « Ils produisent plus de cannes et obtiennent de meilleurs revenus comparés au prix du sucre en vigueur sur le marché mondial », a-t-il souligné. ?Pour sa part, le président de cette société coopérative, Shardhanand Sobha, a rappelé que la Médine Camp-de-Masque CCS a été fondée en février 1914 avec 32 membres. Elle en compte aujourd’hui 649, lesquels produisent environ 22% de la totalité de la production sucrière sous le label du commerce équitable. « Notre chiffre d’affaires est passé de Rs 892 000 en 1970 à Rs 98 millions en 2014. Et le volume de sucre produit est, lui, passé de 11 960 tonnes en 1970 à 48 825 tonnes en 2014 », a-t-il dit.