La Commission de l’océan Indien (COI) et le gouvernement de la République de Madagascar ont signé deux accords de siège lors d’une cérémonie qui a eu lieu jeudi dernier au Palais d’État d’Iavoloha en présence du président de la République Hery Rajaonarimampianina, indique un communiqué de la COI.
Le premier accord de siège, signé avec la ministre des Affaires étrangères, Béatrice Atallah, porte sur l’installation d’une unité de coordination du programme régional de sécurité alimentaire et nutritionnelle qui sera conduit par la COI sur la période 2015-2020.
Pour le président de la République malgache, l’URSAN et le programme qu’elle coordonnera s’inscrivent également dans la lignée « du plan de développement stratégique 2013-2016 de la COI qui fait de Madagascar le pivot de la sécurité alimentaire régionale ». De fait, le programme régional que conduira la COI sur la période 2015-2020 est le résultat de la conférence Mahajanga de mars 2013, organisée avec l’appui de l’UE, ainsi que de la conférence des bailleurs sur la sécurité alimentaire de février 2015 organisée par la COI dans l’optique d’aider à la relance économique du pays au sortir de la crise politique.
« L’URSAN, Unité régionale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, comme nous l’appelons désormais, aura pour mandat l’exécution des différentes facilités du Programme. Elle sera responsable de la mise en oeuvre des mesures d’intervention prévues sous les différentes facilités pour apporter des incitations aux acteurs privés et publics des chaînes de valeur », a expliqué Jean-Claude de l’Estrac, Secrétaire général de la COI.
Le second accord entérine la décision du 30e Conseil de la COI décidant de l’implantation d’un centre régional de fusion de l’information maritime (CRFIM) dans la capitale malgache. Il a été signé avec le ministre de la Défense, Dominique Rakotozafy.
La mise en place d’un centre régional de fusion de l’information maritime « découle des enjeux liés à l’émergence de l’océan Indien en tant que centre de gravité géostratégique ainsi que de la prise de conscience, par les États riverains, de leur vulnérabilité face aux menaces que constituent la piraterie, le terrorisme, les différentes sortes de trafics et le pillage de leurs ressources naturelles », a rappelé le président de la République malgache. Et de préciser que « l’Accord de siège se rapportant au CRFIM constitue l’aboutissement d’un long processus de négociations politique et diplomatique, tant à l’échelle bilatérale que régionale ».