Maurice est autosuffisante en viande de poulet, dont la production est passée de 25 600 tonnes en 2000 pour atteindre 47 000 en 2011. De plus, elle continue d’augmenter et devrait atteindre les 52 000 tonnes en 2015. Propos du ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire Satish Faugoo lors du lancement cette semaine à l’hôtel Maritim à Balaclava d’un projet pour le renforcement des systèmes de salubrité alimentaire pour la volaille, le miel et l’ananas.
« Malgré la petite taille de notre île et avec des ressources foncières limitées, nous sommes autosuffisants en légumes frais. Nous avons également été en mesure d’exporter, mais en petites quantités, certains produits horticoles comme l’ananas, le litchi et les plantes ornementales sur le marché européen », affirme le ministre.
Selon Satish Faugoo, le secteur privé possède déjà les infrastructures nécessaires pour continuer d’accroître les capacités de production de poulet. « Le potentiel à l’exportation existe bel et bien », dit-il.
S’agissant de EDES, Satish Faugoo a déclaré que ce programme de coopération financé par l’Union européenne (UE) a été conçu pour aider les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) à améliorer le contrôle des aliments et systèmes de certification. Cela pour répondre aux normes communautaires de sécurité alimentaire qui favorise l’accès des produits agricoles et alimentaires sur les marchés de l’UE et sur d’autres marchés internationaux.
Le ministre a fait état de la poursuite du soutien étendu par l’UE à Maurice. Satish Faugoo s’est dit convaincu que les opérateurs mauriciens bénéficieront grandement de ce projet. La crise alimentaire mondiale récente et la hausse de prix des produits alimentaires, a-t-il expliqué, ont amené les gouvernements à réagir promptement en examinant et réorganisant leurs productions alimentaires et systèmes de sécurité sanitaire des aliments. Cette préoccupation au sujet de la sécurité alimentaire a été aggravée par le changement climatique, le développement urbain, la croissance démographique et l’augmentation des prix du pétrole.
Dans une perspective de faire prospérer le commerce agricole, a souligné Satish Faugoo, les questions de sécurité et de nourriture de qualité doivent être traitées de façon appropriée. Il a énuméré plusieurs préoccupations de sécurité alimentaire qui ont refait surface récemment, dont l’épidémie de grippe aviaire, la fièvre aphteuse, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la salmonelle et la mélanine dans les produits alimentaires. Ce qui a amené des changements majeurs dans les règlements de sécurité alimentaire dans de nombreux pays. « Les importateurs cherchant à vendre leurs produits sur le marché européen sont confrontés à des normes de sécurité alimentaire de plus en plus strictes », dit le ministre. Il faut aussi se rappeler, a-t-il poursuivi, que les consommateurs européens sont de plus en plus exigeants.
À Maurice, souligne Satish Faugoo, plusieurs mesures ont été prises depuis un certain nombre d’années pour améliorer le système de sécurité sanitaire des aliments. Outre la mise en place d’un National Plant Protection Office pour s’assurer que les produits végétaux et les plantes qui entrent et sortent du pays sont aux normes sanitaires et phytosanitaires et celle d’un laboratoire de technologie alimentaire, il existe une révision des mécanismes pour la surveillance continue des résidus de pesticides dans les fruits et légumes. Satish Faugoo a annoncé la présentation d’un National Agricultural Products Regulatory Bill au Parlement bientôt.