Maurice a participé au Cutlass Express Exercise 2016, qui s’est tenu du 30 janvier au 6 février dans les eaux territoriales des Seychelles. L’objectif était de lutter contre les activités illégales dans la région de l’océan Indien tout en assurant la sûreté et la sécurité ainsi qu’en protégeant les États membres contre toute sorte de violation de leur souveraineté. L’équipe mauricienne était composée des gardes-côtes nationaux et des cadres du Public Affairs Office de la police.
Cet exercice a été organisé par AFRICOM et les experts de la marine américaine (NAVAF-NAVEUR), avec la collaboration des États membres. Les pays participants étaient l’Afrique du Sud, l’Australie, le Canada, les Comores, Djibouti, la France, le Kenya, Madagascar, Maurice, le Rwanda, les Seychelles, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda, le Royaume-Uni, la Turquie et les Etats-Unis. Etaient aussi présents des représentants de l’Eastern Africa Standby Force, de l’EU Naval Force, de l’Organisation internationale de la Marine et de la Combined Task Force 150.
Organisé sur une base annuelle dans les différentes parties de l’océan Indien et à Djibouti depuis 2010, cet exercice est constamment passé en revue afin d’améliorer les stratégies existantes et de soutenir la capacité opérationnelle des organisations appliquant les lois de sécurité maritime. Cet événement est l’un des trois d’une série d’exercices régionaux axés sur l’Afrique et facilités par les forces marines américaines Europe-Afrique/6e flotte américaine (CNE-CAN/C6F). L’exercice tombe sous la Station Partenariat Afrique, le programme-cadre des exercices ‘Express’ et autres initiatives de rehaussement de capacités à travers l’Afrique.
Les divers scénarios de l’exercice, étalés sur huit jours, ont testé les habiletés des pays participants à réagir au trafic illicite, à la piraterie maritime, à la pêche illégale et aux situations de recherche et de sauvetage. Les activités comprenaient une phase préparatoire dans le port et trois jours de “drills”. Elles se sont déroulées dans les alentours de Djibouti et à Port Victoria, aux Seychelles.
Les scénarios étaient axés sur la Proliferation Security Initiative, initiative globalement reconnue permettant aux États de développer leurs capacités de détecter et prévenir la livraison des matériaux utilisés pour construire et développer des armes de destruction massive. Le code de conduite de Djibouti, dont 20 pays sont signataires, a été utilisé lors de l’exercice comme un cadre pour partager des informations et renforcer la loi internationale de la mer.