Une Cour de Justice réservée aux personnes accusées de piraterie maritime dans la région de l’ouest de l’océan Indien sera inaugurée à Moka lundi après-midi. Un haut officiel britannique, Akbar Khan, directeur adjoint du Security Policy Department au Foreign and Commonwealth Office à Londres, fera le déplacement dans l’île afin de participer à cette inauguration aux côtés du chef juge Kestoe Matadeen. Simon Springett, coordonnateur résident des activités des Nations Unies à Maurice, s’adressera également à l’assistance.  
Dans une note diffusée ce matin, la haute commission britannique à Maurice souligne que « as part of the cooperation between the UK and Mauritius on Maritime Security in the Indian Ocean and on wider legal issues, the British Government provided financial and technical assistance to the building of a new courthouse in Moka ». Le tribunal a été construit à côté de la station de police de Moka.
L’accord entre la Grande-Bretagne et Maurice, autorisant le transfert des pirates présumés arrêtés par la Royal Navy, qui ont été transférés à Maurice pour être poursuivis, a été signé en juillet 2011 entre le Premier ministre britannique David Cameron et l’ancien Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam au 10, Downing Street. Une information diffusée par la BBC soulignait alors que « Mister Cameron said the deal was an important step in the fight against “violent” Somali pirates operating around the Horn of Africa ». Des accords similaires ont été signés entre la Grande-Bretagne d’une part et les Seychelles et la Tanzanie d’autre part.
« This is an important step forward following the London and Istanbul Conferences on Somalia this year and another sign that countries in the Indian Ocean region are stepping up their efforts against piracy », avait déclaré David Cameron. Il avait insisté sur le fait que la piraterie est un délit violent et que les pirates devraient être arrêtés en mer et poursuivis dans un État de la région de l’océan Indien.
La construction de cette Cour de Justice a aussi fait l’objet d’un accord bilatéral avec l’Union européenne, qui porte également sur le transfert des suspects à Maurice. L’accord de transfert définit les conditions et les modalités pour les personnes suspectées d’avoir commis un acte de piraterie dans la zone d’opération de l’EUNAVFOR en haute mer en dehors des eaux territoriales de Maurice, de Madagascar, des Comores, des Seychelles et de La Réunion. Il concerne aussi les détenus de l’EUNAVFOR, le transfert des propriétés saisies par l’EUNAVFOR à Maurice et le traitement infligé aux personnes transférées.
Douze Somaliens, âgés de 20 à 45 ans – soupçonnés d’avoir attaqué le MSC Jasmine au large des eaux somaliennes – sont actuellement en détention à Maurice. Ils avaient dans un premier temps été acquittés par la Cour intermédiaire en novembre de l’année dernière. Par la suite, le DPP a fait appel contre ce jugement.