L’accident impliquant un employé de la municipalité avec un van de 15 places dans l’enceinte de la municipalité le 6 mai dernier a contribué à ce que cette dernière prenne des mesures strictes afin d’assurer la sécurité des citadins et des employés de la mairie. Une série d’actions ont été prises en vue de prévenir principalement l’excès de vitesse dans cette zone. « Il aura donc fallu qu’un employé de la ville soit la principale victime d’un accident pour que la municipalité prenne les mesures nécessaires ? », s’interroge Sundee Beedassy, conseillère du MMM à Curepipe. En effet, depuis le 6 mai, la municipalité a « subitement trouvé les moyens nécessaires pour faire obstacle à ceux qui circulaient à toute vitesse dans la cour de la municipalité ». Outre l’imposition d’une limitation de vitesse de 30 km/h, plusieurs dos d’âne ont été placés temporairement par la municipalité à l’avenue Queen Elizabeth. Cette artère, très fréquentée par les citadins, ne fait désormais plus office de « parcours de rallye » improvisé. Au niveau du stationnement, tout porte à croire que la municipalité a adopté une attitude de « tolérance zéro ». Des panneaux installés sur le parking donnent en effet accès « uniquement aux véhicules autorisés » alors que les vans de 15 places sont formellement interdits dans cette zone. Une décision « radicale » qui choque certains citadins. « Ce n’est un secret pour personne que, depuis plusieurs années, des vans marrons opèrent dans la cour de la municipalité, principalement sur l’aire de stationnement jouxtant le bâtiment du Lakepoint, à côté de la gare Jan Palach Sud. La municipalité a longtemps toléré cette situation au détriment des citadins, victimes de l’insécurité routière car des véhicules circulaient rapidement dans cette artère de la ville, qui est empruntée par des écoliers et personnes âgées. Pourquoi se fait-il que, désormais, aucun van ne soit toléré dans la cour de la mairie à cause d’une poignée de personnes ? » s’interroge Raymond. Cet habitant de Camp-Caval soulève les difficultés de stationnement dans le centre-ville. Propriétaire d’un van de 15 places, ce particulier a, pour habitude, d’y garer son véhicule dans l’après-midi pour faire des achats en ville. Désormais, rétorque-t-il, « je suis obligé de garer mon véhicule plus loin, dans une zone non sécurisée, parce que les autorités n’ont pu prendre les actions nécessaires pour décourager les vans marrons d’opérer dans la cour de la municipalité ». Mais du côté de la mairie, c’est un autre son de cloche. Depuis 2011, plusieurs correspondances ont été envoyées au Commissaire de police, à la National Transport Authority (NTA) et à la Traffic Management and Road Safety Unit (TRMSU) pour l’installation d’une plaque « No entry for vans and lorries except for municipal vehicules » pour faire état de la situation. L’année dernière, le poste de police de Curepipe avait sanctionné des contrevenants. Depuis le 6 mai, assurent les représentants de la ville, un gardien a été placé dans la cour de la municipalité et des « chaînes » ont été installées sur l’aire de stationnement pour favoriser le contrôle des véhicules.