Chaque jour, des centaines de Mauriciens suivent des cours de conduite à travers l’île. Mais la formation des chauffeurs comporte de nombreuses lacunes que les autorités feraient bien de combler afin de réduire les risques d’accidents. Sont pointés du doigt : faux moniteurs et préparation inadéquate pour affronter les réalités de la route.
L’apprentissage lui-même comporte des lacunes, tout comme les lois. Valeur du jour, aucune loi n’oblige un élève à suivre une formation dispensée par un moniteur professionnel, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays comme l’Angleterre. Au pays de sa Majesté, un apprenti conducteur doit obligatoirement prouver qu’il a bénéficié de leçons de conduite d’un minimum de 60 heures auprès d’un moniteur patenté avant de pouvoir passer le permis. À Maurice, aucune obligation n’est imposée. Ce qui fait que l’élève, souvent pour des raisons financières, apprend à conduire avec un proche. Ce dernier, aussi bon chauffeur qu’il puisse être, n’est pas formé pour enseigner les rudiments de la conduite sur route. “L’élève aura tendance à avoir les mêmes mauvaises habitudes que celui qui lui apprend à conduire”, souligne Jean-Noël Sibel, Public Relations Officer de l’Association of Professional Driving Instructors.