La ministre de l’Éducation lance un appel pressant pour un changement d’attitude. Seules, les mesures gouvernementales ne suffisent pas pour prévenir les accidents de la route, dit-elle. Leela Devi Dookun-Luchoomun intervenait jeudi lors d’un atelier de travail sur la sécurité routière au Nouvelle-Découverte Social Welfare Centre à l’initiative de la Brahma Kumaris World Spiritual University en collaboration avec le ministère de la Sécurité sociale.
En présence des ministres Pravind Jugnauth et Yogida Sawmynaden, Leela Devi Dookun-Luchoomun s’est dite « attristée » par le nombre d’enfants perdant la vie dans des accidents de la route. Selon des chiffres officiels, un enfant meurt des suites d’un accident de la route toutes les quatre minutes dans le monde. Les enfants sont ainsi les premières victimes de la route.
Certes, le ministère de l’Éducation peut se féliciter d’un programme sur la sécurité routière introduit dans le cursus scolaire, mais cela ne suffit pas. La société civile a le devoir de mieux s’impliquer en ce sens, estime-t-elle. La ministre de l’Éducation a aussi souligné que des cours sont dispensés aux enseignants pour qu’à leur tour, ils puissent inculquer ces valeurs aux jeunes. Elle a aussi invité le secteur privé à être un des partenaires dans cette démarche visant à informer les jeunes des dangers sur la route et aussi sur le comportement et l’attitude à adopter. Le développement du réflexe chez l’individu est tout aussi important. Et pour qu’il puisse réagir face à un danger, il est impératif qu’il soit averti à travers des campagnes de sensibilisation et d’éducation, selon elle. « Il serait dommage que des mesures soient prises au niveau du gouvernement sans que la population puisse être partie intégrante de cette transformation positive voulue », a conclu la ministre Leela Devi Dookun-Luchoomun.