Si les motocyclistes et leur « pillion rider » se sont, pour la majorité, conformés au Road Traffic (Use of High Visibility Clothing) Regulations 2013, qui rend le port de gilet fluorescent obligatoire depuis le 1er janvier, les gilets portés ne sont pas dans la norme. Une situation qui échappe aux autorités.
À partir du 1er janvier 2014, les motocyclistes ont arboré du fluorescent parfois rose, jaune ou encore orange aux formes variantes. Une situation qui a vite laissé place aux commentaires et interrogations.
Les publicités diffusées sur les chaînes de la télévision nationale n’ont pas encouragé les motocyclistes à se plier aux spécificités recommandées dans le  Road Traffic (Use of High Visibility Clothing) Regulations 2013. Toutefois, hormis les causeries et interviews de policiers dans la presse écrite et parlée, les publicités payantes passées en boucle à la radio et la télévision ne font nullement mention des bandes réfléchissantes horizontales et verticales. Les publicités indiquent uniquement que le port de gilets réfléchissants sont obligatoires à partir du 1er janvier 2014 et qu’en cas de non-conformité, les motocyclistes sont passibles d’une amende ne dépassant pas Rs 1000 et que l’initiative revient à la Traffic Management, au Road Safety Unit, le ministère des Infrastructures publiques et le Safety Unit du Prime minister’s Office. 
Dans un premier temps, la police, laisse-t-on entendre, a démarré une campagne de verbalisations pour sanctionner les contrevenants. Mais face à ce phénomène échappant à tout contrôle, les policiers n’ont eu que d’autres choix que de changer de stratégie. « Certains ont même fabriqué un gilet artisanal et ont collé des bandes réfléchissantes ou ils ont utilisé des gilets de chantier mais le plus important demeure toutefois que les motocyclistes sont conscients qu’il y va de leur sécurité », ironise un policier. Cette fois, au lieu de verbaliser, ils sensibilisent et expliquent inlassablement à chaque motocycliste contrôlé, les spécificités à prendre en compte en se procurant un gilet. 
L’inconvénient majeur demeure toutefois les fournisseurs et distributeurs qui vendent des gilets réfléchissants de toutes les couleurs ou encore de toutes les formes. Selon des spécialistes en matière de sécurité routière, l’idéal serait qu’un régulateur à l’instar du ministère du Commerce qui superviserait les importations et les fabrications des gilets.
Pour rappel, selon le Road Traffic (Use of High Visibility Clothing) Regulations 2013, un « high visibility clothing » est (1) un vêtement servant à couvrir le torse (2) fait à partir de matériels polyester et d’un jaune limon fluorescent, d’un rouge fluorescent ou encore un fluorescent orangé de façon à être visible en tout temps (3) qui peut être fermé et ajusté devant (4) qui peut être équipé avec des bandes rétro réflectives de pas moins de 50 millimètres de largeur, et qui consistent en deux bandes verticales et deux bandes horizontales se trouvant à la fois devant et derrière (5) et qui peut comporter des manches.
Ceux ne se conformant pas à cette mesure est passible d’une amende ne dépassant pas Rs 1000.