Après six semaines de tergiversations et de controverses, aussi bien que de fausses annonces, le projet de Speed Cameras sur les routes au coût de Rs 177,2 millions et piloté sous la responsabilité du vice-Premier ministre et ministre de l’Infrastructure publique, Anil Bachoo, ne sera opérationnel qu’à hauteur de 20%. En effet, à partir de 1h dans la nuit de dimanche à lundi, seuls les quatre radars installés sur La Nationale entre Roche-Bois et Pellegrin (Shoprite) et également à Cassis au niveau du Collège Royal de Port-Louis et de Monsieur Bricolage seront opérationnels pour traquer les excès de vitesse sur les routes.
Pour les autres 16 radars gelés, la Traffic Management and Road Safety Unit (TRMSU) ne s’en occupera que dans un délai de deux mois sans aucune autre précision quant à la mise à exécution décalée de ce contrat octroyé à ProGuard Ltd. Aux termes des nouvelles dispositions après l’échec du lancement en fanfare par le tandem Bachoo/Buntipilly de ce projet, le contrôle sera assuré par la Traffic Branch de la police.
En sus de ces quatre radars fixes, la police compte mettre à contribution les six caméras mobiles sur les routes. Toutefois, des panneaux avertisseurs devront être installés à une centaine de mètres des lieux où les caméras mobiles sont en opération sur les routes. Dès leur mise en service le vendredi 10 mai, les 20 radars ont été mis de force en mode Swtich Off suite à des problèmes d’installation et de synchronisation avec des véhicules flashés même s’ils roulaient à une vitesse inférieure à la limite autorisée.
Le secrétaire permanent au ministère de l’Infrastructure publique et Kaushik Reesaul, Principal Senior Engineer, ont déclaré à la presse que «les tests effectués sur les Speed Cameras se sont révélés parfaits mais que les radars seront activés sur une base régionale dans un premier temps. Nous n’avons pas encore tout testé mais les tests au niveau de la Backstation ont été normaux».
Ils se sont évertués à rassurer que les équipements utilisés pour lutter contre les excès de vitesse ont été calibrés par des laboratoires indépendants, mais ont ajouté que les certificats de calibrage seront produits en Cour quand ce sera nécessaire.
A l’Assemblée nationale, le VPM et ministre de l’Infrastructure publique a justifié l’installation des 20 radars en soulignant que «in order to avoid speeding at black spots, the need for installation of speed cameras at such spots has been found to be very crucial and imperative.» Il a ajouté que plusieurs critères ont été identifiés pour le choix des lieux, soit une Road accident black spot analysis avec logiciel fourni par le Transport Research Laboratory de Grande-Bretagne et la tendance des accidents sur les routes à Maurice. L’analyse des Black Spots a débouché sur une liste de 33 sites sur le réseau routier à la base de la mise à exécution du projet confié à ProGuard Ltd.