Depuis le 1er janvier de cette présente année, c’était le flou total et le cafouillage général concernant les changements à venir dans le cadre de la refonte complète du système de permis à points. Que ce soit au niveau de la Traffic Branch aux Casernes centrales ou encore du côté des automobilistes, les annonces de Nando Bodha à la veille du nouvel an constituaient un véritable casse-tête. Contacté par Week-End dans la journée d’hier, le ministre des Infrastructures publiques a apporté lui-même des éclaircissements et des confirmations au sujet des effets immédiats suite à la mise en veilleuse temporaire du système de permis à points. La principale information est la garantie à l’effet que la cinquantaine de speed-cameras installée à travers l’île est en mode  » off « depuis jeudi dernier, même si les flashes continuent pour certains à crépiter…
D’abord, même si cela est limpide dans la tête de tous les automobilistes les compteurs du permis à points ont été remis à zéro depuis le 1er janvier avec une amnestie accordée aux  80 000 automobilistes  flashés dans le passé par des speed-cameras. Cela n’entame en rien les amendes qui sont belles et bien dues.
Cependant le ministre des Infrastructures publiques a apporté une précision de taille concernant les speed-cameras : ceux-ci ne sont pas en état de marche depuis le 1er janvier et par conséquent sont supposés ne pas pouvoir flasher les véhicules. Cette garantie donnée par le ministre Nando Bodha, de même que par la Traffic Branch approchée hier après-midi, devrait rassurer les conducteurs ayant roulé au-delà de la vitesse prescrite depuis le 1er janvier. Les sources dans le département de la Traffic Branch font également savoir que les automobilistes doivent toujours être munis de leur Driving Licence Counterpart (DLC) sous peine de contravention lors des contrôles policiers.
Les radars mobiles toujours en opération
Toutefois les automobilistes devront continuer à faire attention aux radars-mobiles lors des contrôles policiers qui sont effectués à des endroits stratégiques. Le ministre Bodha a fait comprendre que les automobilistes qui seront pris dans les filets des radars-mobiles pour excès de vitesse seront uniquement sanctionnés d’une amende. Actuellement cette amende est de l’ordre de Rs 2 000, mais des consultations sont en cours entre les Infrastructures Publiques et le bureau de l’Attorney General pour réduire celle-ci à Rs 500. Les indications sont que ces changements à cet effet devraient intervenir dans les prochains jours.Mais il faudra attendre la confimation officielle pour sa mise en pratique.
Lors de sa conférence de presse la veille du jour de l’an, le ministre Nando Bodha avait annoncé qu’une fois le nouveau système sera en place, les automobilistes devront s’acquitter d’une simple amende pour première contravention sur l’excès de vitesse, une amende plus forte pour un deuxième délit du même genre et en cas de récidive pour la troisième fois, la sanction sera signifiée au niveau du permis à points.
Avec le système du permis à points soumis à une refonte complète, des changements devront également intervenir au niveau des positionnement des speed-cameras, qui sont souvent des pièges à rats pour les automobilistes. D’autre part, les appareils seront calibrés sur deux speed-limits pour l’autoroute soient 80  et 110 km/h et deux speed-limits également pour les autres routes soient 60  et 80 km/h. Un seuil de tolérance —soit à hauteur de 10 %— sera élargi pour pallier aux dépassements légèrement au dessus de la limite prescrite. Car 80 % des contraventions résultent d’un léger dépassement de la vitesse autorisée. Un système de réhabilitation est  également envisagé avec un programme spécifique pour les automobilistes ayant dépassé 60 % des 15 points. Cet exercice pourrait leur permettre de diminuer le nombre de points obtenus.
le GM compte introduire deux catégories de délits: le « drink driving » et le « dangerous driving »auquel une troisième catégorie pourrait être ajoutée. Les autres offenses viendraient se greffer sous ces trois points centraux. Le gouvernement envisage également de réduire la période de latence des points perdus qui passerait ainsi de trois ans à deux ans.
Les indications disponibles sont que les autorités devront prendre un certain temps avant de finaliser le nouveau modèle du permis à points. À ce stade, la période de deux mois a été annoncée mais tout dépendra de la vitesse à laquelle le comité d’experts avancera dans ses travaux. Celui-ci devra regrouper des officiers du ministère , la force policière et des représentants de la société civile dont les travailleurs sociaux George Ah-Yan, Salim Muthy et Jayen Chellum.
Par ailleurs, même si le ministre Nando Bodha a donné des précisions à Week-End à l’intention des automobilistes, la Traffic Branch des Casernes centrales affirme de son côté que  » nous ne sommes pas encore bien situés concernant le permis à points et il faudra attendre les premiers contacts établis avec le ministère à partir de demain pour y voir plus clair.  » Affaire à suivre compte tenu de l’intérêt de ce dossier pour les automobilistes.