La Journée mondiale de la Santé, observée le 7 avril, se focalise cette année sur la sécurité sanitaire des aliments. En effet, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les aliments insalubres seraient à l’origine de 2 millions de décès par an, notamment de nombreux enfants. C’est ainsi que la Consumer Advocacy Platform (CAP) demande « l’adoption urgente d’une loi pour réglementer la publicité sur les produits alimentaires ». Elle réclame par ailleurs des amendements à la Food Act et estime qu’il « faut mettre un frein aux allégations trompeuses des publicités concernant les produits alimentaires ».
Selon l’OMS, les aliments contenant des bactéries, virus, parasites ou substances chimiques sont responsables de plus de 200 maladies, allant de la diarrhée aux cancers. « De nouvelles menaces pour la sécurité sanitaire des aliments apparaissent sans cesse. Les changements qui interviennent dans la production, la distribution et la consommation des aliments, les changements environnementaux, les agents pathogènes nouveaux et émergents, et la résistance aux antimicrobiens posent autant de problèmes aux systèmes nationaux de sécurité sanitaire des aliments. Le développement des voyages et du commerce accroît la probabilité d’une propagation internationale de la contamination », souligne un communiqué de l’OMS. D’où son appel à renforcer les systèmes de sécurité sanitaire des aliments dans les pays et entre eux.
Dans ce contexte, la CAP se prononce en faveur d’une loi pour contrôler la publicité. « À défaut de pouvoir justifier les prétendus bienfaits de leurs produits, les distributeurs de produits alimentaires devraient modifier leurs publicités. » Par ailleurs, au vu des nombreuses lacunes et insuffisances notées dans la Food Act, selon la CAP, des amendements y sont nécessaires. Cette loi « est largement dépassée », selon le président de la CAP, Mosadeq Sahebdin. Une étude de centaines d’étiquettes menée par la plateforme a relevé l’absence de mention de nombreux produits alimentaires, laissant aux fabricants la liberté de ne pas informer les consommateurs. « À titre d’exemple, les bâtonnets de crabe, qui ne contiennent pas de chair de crabes, les boulettes de poisson ou les luncheon meat, dont l’emballage ne mentionne pas la quantité de poisson ou de viande. Ou encore les indications floues sur les emballages de crevettes surgelées ou le flou autour des margarines qui prétendent ressembler au beurre. La liste est longue. L’adoption d’une loi pour réglementer la publicité des produits alimentaire est devenue urgente. »