Maurice, avec une notation de 34,9, se retrouve à la 114e place sur 195 pays sur l’indice de sécurité sanitaire mondiale – qui a été publié pour la première fois. Cet indice est un projet de la Nuclear Threat Initiative (NTI) et du John Hopkins Center for Health Security (JHU) en collaboration avec The Economist Intelligence Unit (EIU).

Ces organisations estiment qu’au fil du temps, l’indice de sécurité sanitaire entraînera des changements mesurables dans la sécurité sanitaire nationale et améliorera la capacité internationale de faire face à l’un des risques les plus omniprésents au monde : la propagation de maladies infectieuses pouvant provoquer des épidémies, voire des pandémies.

L’indice est destiné à être une ressource-clé face aux risques croissants d’événements biologiques à conséquences élevées et catastrophiques à l’échelle mondiale et à la lumière des lacunes importantes relevées dans le financement international du Preparedness.

Ces risques sont amplifiés par un monde en mutation rapide et interconnecté – aussi marqué par une instabilité politique croissante, l’urbanisation, le changement climatique et des avancées technologiques rapides, facilitant la génération d’agents pathogènes.

Le projet d’indice part du principe que chaque pays doit être transparent concernant ses capacités à assurer à ses voisins qu’il peut empêcher qu’une épidémie ne devienne une catastrophe internationale.

À leur tour, les dirigeants mondiaux et les organisations internationales ont la responsabilité collective de développer et de maintenir une capacité mondiale solide pour lutter contre les menaces de maladies infectieuses.

Cette capacité comprend la garantie que le financement est disponible pour combler les lacunes dans la préparation aux épidémies et aux pandémies. Ces étapes permettront de sauver des vies et de créer un monde plus sûr.

Cette première étude fait le constat qu’en général les pays ne sont pas préparés à un événement biologique catastrophique mondiale, y compris ceux qui pourraient être causés par la propagation internationale d’un pathogène nouveau ou émergent, ou encore par la libération délibérée ou accidentelle d’un agent ou organisme dangereux ou modifié.

La biosécurité et la biosécurité sont des domaines sous-hiérarchisés de la sécurité sanitaire, et les liens entre les acteurs du secteur de la santé et de la sécurité pour la riposte aux flambées sont faibles.

Elle constate également qu’il y a peu de preuves que la plupart des pays ont testé d’importantes capacités de sécurité sanitaire ou ont montré qu’ils seront fonctionnels en cas de crise.

De plus, la plupart des pays n’ont pas alloué de fonds provenant des budgets nationaux pour combler les lacunes de préparation identifiées. La coordination et la formation sont inadéquates entre les professionnels vétérinaires, de la faune et de la santé publique, ainsi que les décideurs. Il est essentiel d’améliorer la conformité des pays aux normes internationales de santé et de sécurité.

L’indice analyse la performance des pays dans une série de catégories à savoir la prévention, la détection et notification, le Rapid Response, le système de santé par rapport aux normes internationales ou encore l’environnement à risques.

Au chapitre de la prévention, Maurice obtient 27,3 points alors que la moyenne internationale est de 35,3. En ce qui concerne la détection et la notification, la performance mauricienne est dans la zone de confort avec 42,3 points par rapport à une moyenne de 41,9. Au titre de la Rapid Response, Maurice se retrouve avec 34,9 points contre une moyenne de 38,4 points.

Le système de santé à Maurice est considéré comme étant nettement en-dessous de la moyenne avec 15,1 points contre la barre des 26,4. Performance quasi-similaire pour la conformité aux normes internationales, soit 29,1 points par rapport à une moyenne de 48,5. Pour ce qui est du Risk Environment, Maurice se situe à 66,2 points par rapport à une moyenne de 55 points.