Opérationnel le 15 mai 2014 quand il accueille ses premiers résidents, le centre récréatif de Pointe-aux-Piments, destiné aux aînés et handicapés, est pointé du doigt par le rapport de l’Audit qui fait ressortir que « les premières personnes à avoir séjourné dans ce centre ont rencontré une foule de désagréments ». Le rapport indique d’ailleurs que « la performance du contracteur, dans l’ensemble, n’a pas été satisfaisante », et met l’accent sur les nombreuses « failles et manquements de ce centre » qui a coûté la bagatelle de Rs 155 896 100 à l’État.
Inauguré le 5 mars 2014, ce n’est qu’en mai de cette même année que le centre récréatif destiné aux seniors et handicapés, sis à Pointe-aux-Piments, a accueilli ses premiers résidents. Toutefois, relève le rapport de l’Audit, « dans son ensemble, la performance du contracteur à qui a été confiée la réalisation du centre n’était pas satisfaisante ». Le document fait ainsi état de « failles et manquements divers », dont des travaux de mauvaise qualité dans l’ensemble ; un manque de main-d’oeuvre durant la réalisation du centre, entraînant retards et autres ; un total manque d’accessibilité pour les personnes handicapées, car le centre n’était pas muni de rampes et autres espaces facilitant cela ; des équipements utilisés, dont des chauffe-eau solaires ne répondant pas aux critères spécifiés dans le projet initial et n’étant pas de la marque de fabrique des produits recommandés, entre autres. Rs 140 266 265 ont été versées au contracteur au 31 mai 2015 ; et Rs 3 841 840 ont été retenues comme « liquidated damages ». Cependant, relève le rapport, « cette somme a été calculée à compter du 19 novembre 2013, et non du 26 octobre de cette année-là, qui était la « revised completion date » du projet ». De fait, une somme de Rs 1,84 millions, couvrant la période du 27 octobre au 18 novembre, n’est pas incluse dans ces frais.
Expliquant que « les premiers résidents du centre récréatif de Pointe-aux-Piments se sont retrouvés confrontés à une série de désagréments, quand ils y ont séjourné à compter du 15 mai 2014, quand le centre a été opérationnel », le rapport de l’Audit souligne que « le ministère de la Sécurité Sociale a enclenché les procédures pour disqualifier ce contracteur afin qu’il ne bénéficie d’aucun autre projet étatique. Cependant, cette procédure n’a pas abouti ». Pour rappel, ce centre a coûté la bagatelle de Rs 155 896 100 à l’État mauricien. Les officiers du ministère des Infrastructures publiques ont été payés Rs 1,94 M pour l’élaboration et la réalisation des maquettes et autres accessoires relatifs au centre.
Dans le même esprit, le rapport fait état du fait qu’un « hot banqueting equipment », acheté à Rs 197 951 n’a pu être accomodé dans la cuisine du centre, du fait de l’étroitesse de la porte donnant accès à ce lieu. De fait, cet équipement destiné à la cuisine a dû être « accommodé dans la salle à manger ; ce qui est contraire aux règlements d’hygiène de la Food Act ! »
Qui plus est, note encore le document, « le centre n’a pas été pourvu en accessoires pour l’évacuation des eaux de pluie. De fait, en période de grosses averses ou pluies diluviennes dans la région, des risques d’inondation du centre existent ». La piscine du centre a été mise hors d’état d’opérer en avril dernier ; ce, après que le centre a été inondé et que « des eaux boueuses ont endommagé certains accessoires ».
Par ailleurs, indique le rapport, même si des défauts ont été recensés après l’achèvement des travaux, « le Defects Liability Period, qui a expiré le 9 janvier 2015, n’a pas été étendu, tel que stipulé dans les termes du contrat. Aucun Defect Liability Certificate n’a été émis à la mi-juin 2015 ».
À noter que le centre récréatif de Pointe-aux-Piments a été doté d’un Day Care Centre mais que cette structure n’est toujours pas opérationnelle à ce jour.