Trois livres en un, sous le thème du roman noir à la mauricienne. Sedley Richard Assonne évoque sa récente trilogie, Robis. Un pavé traversé par un détective privé pittoresque, un certain Zan Balak. Il pose aussi une Cerise sur le ghetto”. L’auteur dresse plus loin un descriptif des ouvrages.
“En 1996, j’obtins le premier prix du concours littéraire organisé par Ledikasyon Pu Travayer, avec le texte Robis. Il était en créole et l’intrigue se passait à Les Salines, mon quartier natal. Je suis un amateur de polar et de roman noir. Et si j’aime ce genre littéraire, que Léo Malet, Dashiell Hammett, Raymond Chandler et d’autres ont rendu célèbre, c’est parce qu’il permet de mêler le policier au social. Dans un même roman, on peut évoquer les maux de notre société, au travers d’une enquête policière.
C’est ainsi que j’ai créé le détective Zan Balak, dont la particularité est qu’il est privé de… tout ! Il n’a pas de muscles, mais utilise surtout ses méninges, à la manière d’un Hercule Poirot ou d’un Sherlock Holmes, voire d’un Auguste Dupin, pour résoudre un imbroglio criminel.
Dès sa sortie, Robis a été un succès. Il fut même étudié par des étudiants de l’université de Maurice, sous la houlette du lecturer Mythil Banymandhub. Avec aussi pour effet que le livre fut vite épuisé. D’où sa réédition et sa traduction sous le titre La cerise sur le ghetto, et aussi la réédition de Zan Balak. Les trois romans se passent tous à Les Salines et ont pour personnage principal Zan Balak. Il revient donc, pour faire mal aux véreux de notre société !
Voilà donc ma trilogie du roman noir à la mauricienne. Car ce qui lie les trois romans désormais, c’est le quartier des Salines. Il faut le voir comme le personnage principal de ces trois romans ! Ma trilogie du roman noir, à la mauricienne !”