La State Employees Federation, qui regroupe plusieurs syndicats de la fonction publique, se dit déçue du contenu du dernier rapport du PRB. « Pendant cinq ans, les syndicalistes ont travaillé pour rien », lance son président Radhakrishna Sadien. Face à la presse ce matin, le syndicaliste s’est montré très critique envers le travail accompli par le bureau. La SEF demande ainsi qu’une institution indépendante s’occupe des anomalies. « Pas question que ce soit au PRB de le faire », s’insurge M. Sadien. La fédération réclame aussi la publication des détails concernant les différents breakdowns de Rs 4,6 millions.
« Nous nous attendions à ce que le PRB joue son rôle en tant qu’une institution qui va produire un rapport pour faire honneur à notre pays mais c’est tout le contraire », déclare Radhakrishna Sadien. Le syndicaliste observe que le fossé entre les petits travailleurs et ceux qui assument des postes importants n’a fait que grandir avec ce nouveau rapport. « On avait demandé à ce que le ratio soit 1 : 7 mais nous constatons qu’il est de 1 : 15. C’est une injustice car les General Workers sont ceux qui sont appelés à faire plus de travail. Ils sont les jack of all trades », souligne M. Sadien. Il estime que les chiffres donnés par le PRB sont erronés.
Pour ce qui est des conditions de travail, le président de la SEF est d’avis qu’il y a beaucoup de disparités entre les différents départements. Le syndicaliste demande au bureau de rendre publics les différents breakdowns de Rs 4,6 millions pour connaître les proportions allouées. « Nous voulons savoir combien pour les petits travailleurs, pour les moyens et pour ceux d’en haut », dit-il.
Par ailleurs, après avoir analysé le rapport, la SEF se dit convaincue que « le PRB a servi de paravent pour faire passer l’agenda des autres ». Ce rapport, souligne M. Sadien, est le langage de la Banque mondiale et le ministère des Finances.
Pour la SEF, « PRB inn al en deor so manda ek li finn faillir ». Ainsi, elle demande à ce qu’une institution indépendante soit nommée pour se pencher sur les anomalies. « Pas question que ce soit le PRB qui corrige ces erreurs car nous ne pouvons faire confiance à une institution qui est en train de dépenser l’argent du public comme si c’était la loterie », affirme M. Sadien. Et de renchérir : « Le directeur du PRB a eu le courage de dire que les Permanent Secretaries ont demandé Rs 100 000 et ont obtenu Rs 114 000. Alors pourquoi les petits travailleurs n’ont pas eu ce qu’ils ont demandé ? »
L’Assemblée générale de la Government Servants Employees Federation se réunit le 23 octobre. Elle décidera de la marche à suivre concernant le rapport du PRB. Entre-temps, la SEF fera parvenir une lettre au bureau pour demander des éclaircissements et les breakdowns du rapport. « Gouvernma bizin guet fonksyon piblik sinon pou ena katastrof », a conclu M. Sadien.