Un séisme de magnitude 5,7 survenu dimanche à la frontière entre l’Iran et la Turquie a tué côté turc au moins huit personnes, dont trois enfants, et fait plusieurs dizaines de blessés des deux côtés de la frontière, ont annoncé les autorités des deux pays.

Le séisme a frappé à 05H23 GMT (09H23 locales) et son épicentre était localisé près du village de Habash-e Olya dans le nord-ouest de l’Iran, à moins de dix kilomètres de la frontière avec la Turquie, selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis. Sa magnitude était de 5,7 sur l’échelle de magnitude du moment utilisée par l’USGS.

Selon le centre d’étude des séismes de l’Institut de géophysique de l’Université de Téhéran, l’épicentre de la secousse tellurique se situait à une profondeur de 6 km.

« Nous avons perdu huit de nos concitoyens dont trois enfants », a annoncé le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu, dans un nouveau bilan cité par l’agence étatique Anadolu.

Le ministre turc de la Santé, Fahrettin Koca, également cité par Anadolu, a précisé que 21 personnes étaient blessées dont huit dans un état critique.

Des images de la chaîne de télévision turque NTV ont montré des maisons en pisé effondrées dans des villages recouverts par la neige dans la province de Van (est), limitrophe de l’Iran.

« Personne n’est bloqué sous les décombres pour le moment », a assuré le gouverneur de la province de Van, Mehmet Emin Bilmez. Le ministre de l’Intérieur avait auparavant évoqué cette possibilité, précisant que « les efforts de recherches et de secours se poursuivent ».

La présidence turque a indiqué que le président Recep Tayyip Erdogan se tenait informé de la situation.

– Zones sismiques très actives –

En Iran, au moins 40 personnes ont été blessées dont 17 hospitalisées dans la province iranienne d’Azerbaïdjan-Occidental (nord-ouest du pays) touchée par la secousse, a indiqué le Service national des secours iraniens dans un nouveau bilan. Quarante-trois villages ont subi des dégâts, selon la même source.

L’Iran, comme la Turquie, sont situés dans une des zones sismiques les plus actives au monde.

En Iran, le dernier séisme majeur remonte à novembre 2017 avec un tremblement de terre de magnitude 7,3 dans la province de Kermanshah (ouest) qui avait fait 620 morts.

En 2003, un séisme de magnitude 6,6 dans la province de Kerman, dans le sud-est de l’Iran, avait ravagé l’ancienne ville de Bam -dont la célèbre citadelle en pisé- et tué au moins 31.000 personnes.

Le séisme le plus meurtrier de ces 30 dernières années en Iran, d’une magnitude 7,4, avait fait 40.000 morts et laissé un demi-million de personnes sans-abri dans le nord du pays en 1990.

En Turquie, le dernier séisme puissant (7,1 sur l’échelle de Richter) s’était produit en 2011 dans la province de Van (est), faisant plus de 600 morts.

En 1999, un séisme de magnitude 7,4 avait frappé le nord-ouest du pays, faisant plus de 17.000 morts, dont un millier à Istanbul.

La province de Van a été marquée début février par la mort de 41 personnes dans deux avalanches, dix jours après un puissant séisme qui avait aussi fait 41 morts dans la province d’Elazig située également dans l’est de la Turquie.

@afp