Depuis le terrible tremblement de terre qui a frappé Katmandou, les étudiants népalais à Maurice vivent dans l’angoisse. Les communications étant coupées, ils n’arrivent plus à joindre leur famille et lancent un appel pour que les autorités mauriciennes les aident à avoir des nouvelles de leurs proches. Entre-temps, ils se mobilisent pour venir en aide à leurs compatriotes affectés par la catastrophe.
Roshan, étudiant népalais inscrit dans une institution privée à Maurice, dit vivre « un cauchemar » depuis qu’il a appris la terrible nouvelle du tremblement de terre. Il essaye en vain de joindre sa famille vivant à Katmandou. « D’habitude je leur parle sur Skype, mais, depuis la catastrophe, j’essaye en vain de les joindre. Les appels téléphoniques n’aboutissent pas non plus. Je suis inquiet, j’ai peur pour ma famille. »
Le jeune homme, qui a quitté le Népal il y a deux ans pour étudier à Maurice, n’a pas revu les siens depuis. Il confie que ses compatriotes vivent dans un stress permanent. « Avec toutes les images de désolation qu’on voit à la télé et sur internet, on ne peut s’empêcher de se demander ce qui se passe actuellement dans notre localité. Nos proches sont-ils aussi à la rue ? Leur est-il arrivé quelque chose ? » Roshan compte entreprendre des démarches auprès des autorités mauriciennes pour voir si des contacts peuvent être établis sur place et si les étudiants peuvent avoir des nouvelles de leurs proches.
Sandesh, dont la famille vit près de Katmandou, est lui aussi sans nouvelle de sa famille. Toutefois, d’après d’autres personnes qui habitent la même localité, ils se porteraient bien. « J’ai essayé de joindre ma famille à plusieurs reprises, mais sans succès. Cependant, à travers les réseaux sociaux, j’ai pu établir le contact avec des amis qui m’ont dit qu’ils sont sains et saufs. Cela me soulage, mais je ne serai vraiment rassuré que lorsque j’arriverai à être en contact direct avec eux. » Cet étudiant dit n’avoir pas de mot pour décrire ce qui s’est passé dans son pays. « C’est trop horrible, je ne sais comment qualifier ce désastre. Nous sommes habitués aux petits séismes qui surviennent régulièrement dans le pays, mais pas à une catastrophe de cette envergure. »
Sandesh avance qu’une solidarité s’est mise en place entre ses compatriotes à Maurice pour venir en aide aux sinistrés. « Nous sommes environ 500 Népalais à Maurice. Nous allons essayer de nous regrouper pour monter une opération de solidarité envers nos frères. Ceux qui peuvent vont contribuer, mais nous comptons également solliciter l’aide de nos amis mauriciens. Nous verrons de quelle manière nous pouvons aider. Il n’est pas question de rester insensible à ce qui se passe dans notre pays. »
Meera, étudiante à Maurice depuis deux ans, a éclaté en sanglots en apprenant la nouvelle du tremblement de terre. « Je n’ai pu retenir mes larmes quand mes amis m’ont appris la terrible nouvelle. Je me suis connectée sur internet et là, j’ai vu des images vraiment horribles. » La jeune fille, dont la famille vit à Katmandou, est d’autant plus angoissée qu’elle n’arrive pas à entrer en contact avec eux. « J’ai appelé plusieurs fois, mais l’appel ne passe pas. Je suis inquiète et ne sais s’il est arrivé quelque chose à mes proches. Je fais un appel aux autorités mauriciennes pour qu’on nous aide à contacter nos familles. » Elle ajoute qu’elle n’aurait jamais imaginé une telle chose quand elle a quitté son pays pour venir à Maurice. « Jamais n’a-t-on vu une telle catastrophe, c’est l’horreur. »