Au cours de la semaine écoulée, un séisme administratif a ébranlé la SBM Tower. Les autorités compétentes, en l’occurrence la Stock Exchange of Mauritius, la Banque de Maurice et l’Hôtel du gouvernement, principal actionnaire de la banque, ont été informés des tenants et aboutissants de cette affaire, qui risque de faire beaucoup de bruit, que ce soit dans le monde des affaires ou sur le plan politique. C’est presque du jamais vu et du jamais vécu à la tête d’une institution bancaire à Maurice. L’ancien Chief Executive Officer de la State Bank of Mauritius, Jairaj Sonoo, qui a été muté pour s’occuper des opérations internationales, le Head of Accounting and Finance, Chandradev Appadoo, et le Head of Infrastructure and Maintenance, Kumar Dursun, celui-là même qui avait officialisé l’évaluation de la résidence de ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo à Rs 45 millions en marge du prêt d’un million d’euros, dans ce qui fut connu comme l’opération Goldfinger, ont été suspendus de leurs fonctions séance tenante et sans aucune autre forme de procès. Dans des cas, les codes d’accès à la SBM Tower de ces Top Guys avaient été désactivés à leur insu, avec pour conséquence qu’en croyant vouloir venir travailler, ils ont été tenus tout simplement à l’écart en attendant l’institution d’un comité disciplinaire, dont la présidence sera confiée probablement à Me Désiré Basset, Senior Counsel. Toutefois, les conclusions accablantes de cette enquête concernent également l’ancien Chairman de la State Bank of Mauritius, Muni Krishna Reddy, qui fut également l’alter-ego de Dawood Ajum Rawat en tant que Vice-Chairman du groupe BAI, qui s’est effondré dans la nuit du 2 avril 2015 avec l’opération Daylight Robbery. Le board de directeurs de la State Bank of Mauritius, avec le soutien de SBM Holding Ltd, étudie les recours disponibles pour faire que Muni Krishna Reddy réponde de ses actes au nom de la bonne gouvernance et des dispositions de la Banking Act.