Selon des données préliminaires publiées par Enterprise Mauritius dans son bulletin de février 2013, les exportations du secteur manufacturier local se sont élevées à un peu plus de Rs 3,3 milliards pour le premier mois de l’année par rapport à Rs 3,07 milliards enregistrés pour le même mois en 2012. Ce qui correspond à une hausse de 8,7%.
Dev Chamroo, Chief executive officer (CEO) d’Enterprise Mauritius, annonce que le secteur du « seafood » est en train de faire de l’ombre au secteur traditionnel du textile-habillement en termes de progression des exportations. Mais il s’est aussi dit confiant que ce dernier secteur – ainsi que ceux de la bijouterie, de l’agro-industrie, de l’ingénierie légère et produits associés – vont se revigorer dans le sillage d’une consolidation des liens commerciaux avec les pays émergents en forte croissance, mais aussi grâce à une meilleure pénétration des marchés traditionnels. Cependant, avertit Dev Chamroo, le temps des grosses commandes avec des délais de livraison plutôt longs sont révolus. Les acheteurs placent aujourd’hui des commandes en petits volumes et écoutent la période de livraison des produits. « Time is to build stronger brand position in these markets, to improve our margin by offering value-added products and to graduate customer loyalty into brand ambassadors », recommande le CEO d’Enterprise Mauritius.
La direction d’Enterprise Mauritius annonce avoir déjà mis en route son plan d’action pour 2013 avec des campagnes promotionnelles agressives dans certains marchés ciblés. Les exportateurs, indique Dev Chamroo, font aussi des efforts pour améliorer la qualité et la diversité de leurs produits, tout en se conformant aux exigences des acheteurs. Les producteurs mauriciens ont participé à plusieurs actions promotionnelles ces derniers mois, notamment à Berlin (fruits-légumes), à Paris (textile : collection printemps), Las Vegas (prêt-à-porter) et Los Angeles (rencontres professionnelles). Enterprise Mauritius a aussi programmé la participation de fabricants locaux au European Seafood Show de Bruxelles, à Foodex au Japon, des rencontres acheteurs–vendeurs à Kampala et à Kigali, ainsi qu’à Source Africa, à Cape Town.
« It is highly comforting to feel the optimism and confidence of our exporters, who remain bullish in their export drive », écrit Dev Chamroo. Ce dernier observe cependant que l’environnement global ne cesse de changer et que les initiatives d’intégration régionale se multiplient en vue de promouvoir le commerce et l’investissement. Cela, estime-t-il, aura un impact direct sur les exportations mauriciennes. Le CEO d’Enterprise Mauritius parle du Trans-Pacific Partnership (TPP) visant à créer une zone de libre échange Asie-Pacifique. Les pays impliqués sont : l’Australie, Brunei, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, le Vietnam et les États-Unis. Le Japon a été également invité à en faire partie. D’autre part, il y a les négociations autour de l’EU-USA Trans-Atlantic Trade Agreement ainsi que, sur le plan régional, l’initiative de créer une zone de libre échange tripartite regroupant la SADC, le COMESA et l’EAC. « Ces initiatives représentent à la fois des défis et des opportunités pour Maurice. Les exportateurs locaux ont intérêt à développer leurs capacités à l’exportation en vue d’être plus compétitifs, d’offrir plus de valeur ajoutée à la clientèle et de re