Maurice tombera dans la catégorie des pays à ressources limitées d’eau (water-scarce category) en 2020, selon le directeur des opérations de la Banque mondiale pour Maurice, Mark Lundell, qui était de passage à Maurice la semaine dernière. Il rappelle que le pays est actuellement classé dans la catégorie de « water-stressed country », soit un pays déficitaire en eau.
La fourniture de l’eau est considérée comme un des principaux défis auxquels pays doit faire face. Selon Mark Lundell, « Mauritius is increasingly suffering from water scarcity. Being a small island nation with renewable water availability per capita at only 1, 083 m3 per year in 2013, Mauritius is already classified as a water-stressed country, and is expected to fall under the water-scarce category by 2020 (projected 974 m3 per year, below the 1, 000 m3 threshold) ».
Mark Lundell souligne d’autre part que Maurice est très vulnérable au changement climatique dont les impacts négatifs se sont fait déjà sentir durant la dernière décennie avec des longues périodes de saisons sèches et des courtes saisons pluvieuses et une plus grande intensité des sécheresses. Le résultat est que plus de 20 % de la population souffre d’une fourniture intermittente de l’eau dans des conditions normales, y compris pendant la saison pluvieuse. Ce taux peut atteindre 75 % durant la saison sèche, constate Mark Lundell.
« Tenant en compte le niveau de vie relativement haut à Maurice, les pénuries d’eau sont à la source d’un malaise croissant dans la population et constituent un economic bottleneck for economic development », poursuit M. Lundell. Il reconnaît que la situation est largement due à des problèmes opérationnels. « This situation is not merely the result of water availability constraints, but is also largely due to operational issues, especially those that could help better control water loss in distribution networks », souligne-t-il.
Le “Reimbursable Advisory Services” conclu avec le gouvernement la semaine dernière vise, a-t-il expliqué, à « (i) improve its water security in the context of adaptation to climate change ; and (ii) Gradually foster self-financing sustainability of the water sector over a 10-year horizon ».
Il permettra à la Banque mondiale et au gouvernement mauricien de mettre en place un Public Private Partnership (PPP) pour les services touchant l’eau potable dans l’île « while carrying out in parallel a broader institutional modernization of the water sector ».
Le but final du RAS sera de soutenir le gouvernement en ce qui concernant la réforme du secteur de l’eau. « One of the milestones will be to implement a water PPP reform whose outcome is twofold : (i) improving the island’s water security, in the context of adaptation to climate change, by focusing on reduction of water losses and improvement of the regularity of potable water supply for the island’s population (especially for the poor), and (ii) gradually foster the self-financing sustainability of the sector », a-t-il conclu.