A peine posée, la surface de l’asphalte se décolle déjà et perd des agrégats et des fissures apparaissent déjà

«Les travaux entrepris par Larsen and Toubro Ltd et ses sous-contracteurs à Vandermeersch sont clairement de mauvaises qualités et ne sont pas en conformité avec les spécifications de la Road Development Authority (RDA). » Telle est la conclusion d’un ingénieur expert en travaux routiers qui a présenté ses observations à Week-End

Photos à l’appui, l’expert souligne qu’en outre, à plusieurs endroits, « les bordures entreposées ne sont pas alignées et la fabrication de joints laisse à désirer. » De même, observe-t-il, « les joints d’asphalte sont irréguliers et il y a une séparation des granulats ». 

Qui plus est, à peine posée, la surface de l’asphalte se décolle déjà et perd des agrégats. Cet ingénieur fait aussi ressortir que la finition des sentiers et les dalles ne sont pas nettes et les joints de construction ne sont toujours pas installés. Des fissures apparaissent déjà sur l’asphalte récemment posée, relève-t-il, ajoutant que le matériau utilisé pour accrocher les bordures est un mélange de concassage et non du béton approprié.

« Cela est le résultat de confier des travaux à des entrepreneurs ayant peu ou pas d’expérience dans les travaux pour les routes classées A », déplore l’ingénieur, qui souhaite, par ses observations, alerter les autorités sur la situation pour que des mesures correctives soient prises avant qu’il ne soit trop tard. « Un faible coût se traduit inévitablement par une qualité médiocre et un travail de qualité inférieure », dit-il, rappelant qu’en outre, cela représente un gaspillage d’argent des contribuables et deviendra sans aucun doute plus coûteux à long terme en raison d’une faible durabilité et des réparations continues à entretenir.

Pour cet expert « le niveau de supervision de ces travaux est également très faible. » Et d’observer qu’alors que d’autres entrepreneurs de routes de catégorie A sont soumis à une supervision et à un contrôle de qualité stricts par les agents de la RDA sur leurs projets, il n’y a pratiquement pas de supervision compétente exercée sur les travaux en marge de la construction du Metro Express. Notre interlocuteur fait ressortir que si l’octroi de ce contrat résulte probablement des accords de gouvernement à gouvernement, en vertu desquels L&T exécute son contrat, cela ne devrait pas le décharger de ses obligations de se conformer pleinement aux normes, standards et spécifications locaux imposés pour les routes de catégorie A.