Les événements tragiques du samedi 30.03.13 ont laissé des séquelles indéniables au Caudan Waterfront. Habituellement grouillant de monde, petits et grands, en famille ou en amoureux, l’esplanade du Caudan était quasi déserte hier après-midi. Et cela a été le cas toute la semaine, selon les responsables de magasins du centre commercial. Week-End s’est rendu au Caudan hier après-midi, à la même heure où le samedi 30 mars, Port-Louis se retrouvait submergée. Nous avons rencontré peu de gens. Et le coeur n’était pas à l’amusement. Les images du 30.03.13 sont encore trop vives pour eux, comme pour la population meurtrie et traumatisée par ce drame.
En semaine comme en week-end, le Caudan Waterfront, depuis sa création, est un lieu des plus fréquentés. Que se soit pour s’y balader, faire du shopping, aller au Casino, prendre un verre, se retrouver en amoureux ou simplement apprécier l’air de Port-Louis, nombreux sont les Mauriciens comme les touristes à s’y rendre. Pourtant, depuis une semaine, la place est quasi déserte. Hier après-midi, très peu de personnes circulaient sur l’esplanade. Les quelques personnes que Week-End a rencontrées à l’heure où la capitale était plongée dans le chaos disent toutes qu’un sentiment de tristesse les anime. Stéphanie, employée d’un bureau au Caudan Waterfront, confie que « ce matin, je n’ai pu m’empêcher d’aller me recueillir devant le tunnel. Chaque matin et chaque après-midi, je dois emprunter ce tunnel et c’est vraiment douloureux lorsqu’on pense à ceux qui y ont perdu la vie. » Certains jeunes venus se retrouver au Caudan expliquent, pour leur part, que « les images de samedi dernier sont encore très présentes dans notre tête. Nous sommes là aujourd’hui pour casser une pause, oui, mais nous respectons cet endroit. Trop de vies sont parties tragiquement. »
Le Caudan Waterfront, habituellement bruyant en fin d’après-midi, surtout avec les jeunes, était, hier, très calme. Le food court, généralement noir de monde, était vide. Pas de doute, les Mauriciens avaient choisi de se rendre ailleurs. Les magasins aussi étaient plus que tristes. Aucune ambiance, aucune musique de fond pour attirer la foule. Et l’animation habituelle sur l’esplanade, le samedi après-midi, n’a pas eu lieu. Certains employés des magasins expliquent que « depuis une semaine, tout est calme ici. Il n’y a presque personne. Les ventes ont beaucoup baissé. » Pour d’autres qui travaillent sur les lieux, « même si nous avons le coeur gros, chaque matin, nous devons passer par le Caudan. Notre gagne-pain est là. Mais le samedi 30 mars est à jamais gravé dans notre mémoire. C’est un événement très triste qui nous a touchés. Notre vie continue, mais il y a des leçons à tirer pour que cela ne se répète pas. »