La campagne électorale en vue de la partielle dans la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes abordera cette semaine sa phase la plus cruciale. Tous les observateurs politiques vous le diront : c’est durant cette semaine, et plus particulièrement à la veille du scrutin, que se joue une élection. La campagne, cette fois, aura été longue.

Elle a commencé par la démission du Parlement de Roshi Badhain, le 23 juin dernier. Très vite, les partis politiques de l’opposition ont affiché leurs couleurs et ont déjoué la stratégie du député démissionnaire, qui avait pensé que tous ses anciens collègues de l’opposition parlementaire conjugueraient leurs forces pour le soutenir et l’aider à reconquérir son siège parlementaire. C’était sans doute un peu naïf de sa part. Il était en effet clair dès le départ que cette élection était une occasion rêvée pour évaluer le poids de chaque formation politique dans le paysage électoral mauricien et, pourquoi pas, pour tenter sa chance de faire élire un candidat afin de consolider sa position au parlement.

Du coup, le leader du Reform Party s’est retrouvé dans une situation où il avait, pour adversaires, l’alliance gouvernementale, qu’il avait au départ dénoncé pour la façon dont le projet Metro Express était mis en œuvre, mais également les autres partis de l’opposition, qu’il traite désormais de « dinosaures politiques ».