L’association Prévention Routière Avant Tout (PRAT), dirigée par Alain Jeannot, lance une nouvelle campagne à partir de demain. Cette initiative relève du fait que la somnolence au volant pourrait être un des facteurs non-négligeables d’un accident fatal sur cinq survenant durant la nuit.
400 posters de dimension A2 avec pour slogan Petite somnolence, Grosse conséquenceseront placardés sur les billboards, les stations-service Engen et les lieux très fréquentés comme les supermarchés et bureaux, entre autres.
Cette campagne fait suite aux conclusions d’une étude effectuée par Alain Jeannot auprès de 960 conducteurs. De juillet à août 2010, le sondage révéla que 57% des automobilistes avouent avoir somnolé au moins une fois durant les dix derniers mois précédents, cela causé pour 88% par la fatigue, 2% des problèmes de santé, 4%  par l’alcool et 6 % par des facteurs non identifiées.
Par conséquent, souligne le responsable du projet, une relation directe entre le temps de sommeil quotidien et le taux de somnolence a été établie. De plus, les employés qui travaillent selon un shift systemont un taux de somnolence 10% supérieur à ceux qui travaillent aux heures de bureau.
S’appuyant sur les conclusions d’une enquête menée en 2001 à Maurice, 20% des accidents fatals concernaient des single vehiclesayant fait une collision contre un objet, notamment un arbre, lors d’une sortie de route. Ce qui l’amène à dire que la somnolence ne serait pas étrangère à cet état de choses. 42% de ces accidents ont, de plus, eu lieu la nuit tombée. En effet, explique Alain Jeannot, la somnolence pourrait bien être un facteur contributif car si un conducteur fait un microsommeil de 4 secondes à 100 km/h, il aura parcouru plus de 110 m sans contrôler son véhicule.
«La fatigue et les accidents de la route sont une question de santé publique très sérieuse. Le corps humain a besoin de repos et il réclamera ses droits à n’importe quel moment. Il est important de s’allouer entre 7h et 8h de sommeil par jour et de bien planifier ses sorties», insiste-t-il.
Il est d’autant plus important, dit-il, de ne pas sous-estimer lesrisques liés à la fatigue et céder aux tentations des sorties nocturnes non planifiées, des films que nous regardons jusqu’à fort tard pour se réveiller tôt le matin et créer ainsi une dette de sommeil qui ne tardera pas à se manifester. «Une bonne hygiène de vie est, par conséquent, nécessaire. Les heures les plus critiques étant entre 13h et 16h et entre 1h à 5 h du matin», conclut-il.