La State and Other Employees Federation est d’avis que le budget comprend des mesures palliatives mais pas préventives. Son président, Radakrishna Sadien, souhaite une étude en profondeur pour connaître les causes des problèmes liés au « law and order ». Selon lui, augmenter le nombre de policiers et de caméras de surveillance ne sont que des initiatives pour répondre à la situation et ne va pas régler le problème à sa source. De même, il est d’avis qu’il faut faire voir beaucoup plus loin dans certaines mesures concernant notamment la pension et la réforme de certaines institutions, qui pourraient impliquer la privatisation ou des licenciements.
Avec une taxe de 15 % sur le sucre, beaucoup de produits essentiels connaîtront une augmentation. « Cela coûtera beaucoup plus que les Rs 60 enlevées sur le gaz ménager », dit Radakrishna Sadien. Ce dernier qualifie ainsi le budget de Pravind Jugnauth de « populiste », mais qui demande une analyse en profondeur pour déceler des non-dits. À titre d’exemple, il cite le fait que le gouvernement ne sera plus impliqué dans le management des casinos : « En d’autres mots, cela pourrait impliquer une privatisation. » De même, plusieurs institutions de l’État seront appelées à fusionner. Dès lors, « qu’adviendra-t-il du personnel. Y aura-t-il des licenciements ?»
Sur la question de « law and order » il est d’avis que le ministre aurait dû prévoir une étude en profondeur pour en identifier les problèmes à la source. Ce qui touche également l’indiscipline à l’école. « On ne peut prendre de mesures correctives sans s’attaquer aux problèmes à la source », insiste-t-il. Radakrishna Sadien fait un parallèle avec le Plan Marshall sur la pauvreté, qui, souligne-t-il, a permis d’avoir les données pour l’éradication de cette dernière. Idem pour le jeu : « En mettant en place une institution pour le “responsible gaming” on est en train de prendre pour acquis que le gaming est normal. »
De même, il se dit inquiet du fait que c’est la MRA qui gérera les fonds de la NPF et NSF, et se demande si ce n’est pas une étape vers la privatisation.