Le récent recrutement d’une centaine de nouveaux médecins qualifiés par la Public Service Commission (PSC) suscite la gronde chez les médecins du service public. Sur les 300 médecins qualifiés qui attendaient depuis un long moment d’être nommés, seuls 115 ont été recrutés. « Et ce ne sont pas les meilleurs », s’insurgent un groupe de médecins qui se disent frustrés de la situation. Plusieurs interrogations sont ainsi soulevées quant au mode de recrutement utilisé par la PSC pour nommer les derniers de la profession dans le service hospitalier public.
Ainsi, alors que le ministre de la Santé annonçait récemment que tous les médecins sous contrat devaient se voir nommés dans les centres de santé publics, seule une poignée d’entre eux auraient été recrutés par le PSC. Amers, certains médecins pointent du doigt que l’ancienneté des médecins n’a pas été prise en considération dans le cadre de ce recrutement, alors qu’une cinquantaine – dont certains viennent tout juste d’obtenir leur pré-enregistrement auprès du Registrar – ont été recrutés. Il s’agirait, entre autres, des proches du pouvoir, selon les médecins.
Ces derniers déplorent que « juniors will become seniors in the system without the required skills and knowledge. » Cela au détriment de la santé publique. De même, plusieurs des médecins nommés feraient partie de ceux qui auraient démissionné du service dans le passé, dont quelques-uns seraient toujours à l’étranger. « These doctors have the privilege to be appointed as and when they feel like, as if they rule over the system while we are ruled over », déplorent les médecins frustrés. La part belle accordée lors de cet exercice de recrutement du PSC aux diplômes du SSR Medical College suscite également la frustration des médecins qui ont étudié à l’étranger. Pour ceux laissés sur le tas, la politique de recrutement du PSC relève du scandale. « Les autorités sont en train de jouer avec l’avenir des futurs médecins ainsi que la santé publique », disent-ils. Affaire à suivre