Bank One investit dans la préservation de l’oiseau endémique, la crécerelle, avec la Mauritian Wildlife Foundation à travers sa nouvelle carte prépayée Visa, dont les frais d’émission seront essentiellement dédiés à ce vaste projet écologique. Le CEO de cette banque, Ravneet Chowdhury, indique qu’une somme de Rs 100 sera prélevée des Rs 150 de frais d’émission de chaque carte durant les trois prochaines années pour être versée à la MWF dans la préservation de la crécerelle de Maurice.
« Nous sommes conscients que nous n’avons pas hérité la Terre de nos ancêtres mais que nous l’avons empruntée à nos enfants. Ce serait vraiment dommage de les priver de si belles espèces telles que la crécerelle », affirme Ravneet Chowdhury, qui estime que chaque entreprise mauricienne a une responsabilité sociale et environnementale pour s’inscrire dans une logique de développement à long terme et durable. Le lancement de cette nouvelle carte prépayée, dit-il, démontre la volonté de la banque de concilier ses objectifs commerciaux et environnementaux.
La nouvelle carte de Bank One est valable à l’international, soit dans plus de 30 millions de points de vente et plus de 2 millions de guichets automatiques dans le monde. Elle est également destinée à faciliter les paiements d’achats en ligne de sa clientèle jeune et hyperconnectée. Valable cinq ans, cette carte ne comporte aucun frais de renouvellement annuel.
Par cette action qui répond à un véritable défi environnemental, Bank One soutient le développement durable de l’île Maurice et invite ses clients à un geste de consommation responsable, observe Ravneet Chowdhury. « Pour les inciter, quelques avantages complètent cette offre. Entre autres, cette carte prépayée ne compte aucun frais de rechargement (Reloading Fee) et elle est une des cartes les moins chères à l’émission (Rs 150 + TVA pour cinq ans de validité) », dit-il.
Pour sa part, le Conservation Manager de la MWF, Vikash Tattayah, a indiqué que le projet de préservation de la crécerelle de Maurice (Mauritius Kestrel Conservation Project) a été initié dans les années 1970 par la Mauritian Wildlife Foundation, alarmée par les risques d’extinction de l’espèce. « Seuls quatre individus, dont une femelle reproductrice, avaient été recensés en 1974. Aujourd’hui, environ 340 oiseaux peuplent les forêts et les montagnes de l’est et de l’ouest du pays », a-t-il ajouté. Selon lui, à un certain moment un pic de 800 crécerelles avait été observé grâce au programme de la MWF, avant de redescendre en raison des contraintes exercées sur leur habitat : dégradation des forêts, prédation et destruction de leur aire de reproduction. Le programme se poursuit d’année en année avec la surveillance étroite des populations, campagnes de baguage des oiseaux, installations de nids artificiels ou encore étude du régime alimentaire.