Des ambulanciers réunis au sein de la Ministry of Health and Quality of Life Transport Workers Union (MHQLTWU), affiliés à la Mauritius Labour Congress (MLC), affirment avoir été « flashés » à plusieurs reprises par des radars alors qu’ils étaient en fonction. Surpris par le flot d’amendes qu’ils ont reçues et la supression de points sur leur permis, ils expriment leurs craintes à Hanif Peerun, président du MLC.
« Ce n’est pas la première fois qu’une telle chose se produit. Au sein du MLC, nous avons répertorié plusieurs cas parmi nos membres ambulanciers. Ils ont été flashés par des speeds cameras alors qu’ils conduisaient une ambulance ou travaillaient pour le Samu », explique Hanif Peerun. Si, dans un premier temps, ce cas a été pris à la légère, la surprise des ambulanciers aura toutefois été totale lorsque des « papiers » de la Traffic Branch leur sont parvenus, leur indiquant les sanctions et amendes qui les attendent. Notre interlocuteur reprend : « Le plus étonnant, c’est que le papier qui leur a été servi indique que le véhicule qu’il conduisait appartient au ministère de la Santé. » Et de poser la question : « Que sont-ils supposés faire dans ce cas ? Respecter les limites de vitesse quitte à ne pas sauver des vies ou sauver des vies et risquer de perdre leur travail ? »
Déplorant l’attitude du ministère de la Santé qui, selon M. Peerun, serait au courant de la situation, une demande a été faite pour que le système photographique destiné à recueillir les données des radars soit « revu ». Notre interlocuteur affirme également avoir rencontré le DCP Rashidally Beekhun, responsable de la Traffic Branch, pour débattre de la question. « Il est au courant de la situation et il s’est engagé à ce que les ambulanciers ne soient pas sanctionnés », dit-il. Le MLC souhaite toutefois que « ce problème soit réglé une bonne fois pour toutes ».
« C’est devenu un vrai stress pour les ambulanciers de travailler dans de telles conditions », termine-t-il. Car sans leur permis de conduire, ils risquent de se retrouver au chômage.