Le ministre des Services financiers, de la Bonne gouvernance et des Réformes institutionnelles, Sudhir Sesungkur, a annoncé un projet de création d’un « Office of Good Governance » en vue de promouvoir et coordonner les activités relevant de la bonne gouvernance dans les secteurs public et privé. C’était à l’occasion d’une rencontre au siège de son ministère, à la SICOM Tower, Ébène, avec des officiels de diverses institutions opérant sous l’égide de ce ministère ou collaborant avec ce dernier.
Cette rencontre, qui a duré environ une heure et demie, était l’occasion pour le ministre de tutelle de revenir sur les objectifs de développement économique, comme énoncés dans le document « Vision 2030 », de mettre l’accent sur des actions coordonnées au sein de divers départements placés sous l’égide du ministère des Services financiers, de la Bonne gouvernance et des Réformes institutionnelles, d’évoquer la mise à exécution des mesures ou projets annoncés dans le budget 2016/2017 ainsi que des problèmes auxquels font face divers services et organisations. Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette réunion, Sudhir Sesungkur, en présence des participants, a indiqué avoir insisté sur le rôle que chaque instance doit jouer pour promouvoir la bonne gouvernance. « Nous voulons transformer Maurice en un centre financier de renommée internationale. Il nous faut nous assurer que les meilleures pratiques de bonne gouvernance soient adoptées par les entreprises privées aussi bien que par le secteur public », a souligné le ministre. « Nous voulons envoyer un signal fort à la communauté internationale à l’effet que Maurice prône les bonnes pratiques en matière de gouvernance », a-t-il ajouté.
Sudhir Sesungkur a, dans la foulée, indiqué que son ministère envisage de créer un « Office of Good Governance » pour veiller à la coordination des pratiques de bonne gouvernance dans le pays. Maurice, a-t-il fait ressortir, a « toujours été avant-gardiste » concernant les pratiques de bonne gouvernance, d’où la révision du code national à ce sujet. « Nous voulons que nos entreprises, en particulier celles qui sont cotées sur le marché boursier et qui ont accès à l’argent du public, puissent rassurer les investisseurs que leurs placements sont entre de bonnes mains. Dans la même optique, nous oeuvrons pour que les entreprises publiques adoptent les normes les plus élevées en matière de bonne gouvernance », a repris le ministre.
Sudhir Sesungkur s’est dit « très favorable » à l’adoption des principes d’Integrated Reporting par les entreprises, estimant que celles-ci se doivent également de rendre des comptes sur leurs activités ayant trait au respect des normes environnementales et à leur responsabilité sociale. Dans un autre ordre d’idées, le ministre a fait état de « l’insuffisance des compétences » pour pouvoir propulser le secteur des services financiers à un palier supérieur. « Certes, il y a beaucoup de jeunes diplômés avec un éventail de qualifications académiques, mais nous estimons qu’il y a un travail en profondeur à réaliser pour relever le niveau des compétences et permettre à ces diplômés d’acquérir l’expérience et le savoir-faire nécessaires », a fait comprendre Sudhir Sesungkur.
Il a été annoncé que le fonctionnement du Financial Services Institute, dont l’objectif principal est d’assurer la formation des professions de l’industrie, sera revu. Des activités ciblées sont envisagées. Le ministre a laissé entendre que le pays continuera à avoir recours à des compétences étrangères pour pourvoir préserver la compétitivité de son secteur des services financiers.
Par ailleurs, répondant à la question des engagements à respecter vis-à-vis de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) et de l’Union européenne (UE) en ce qu’il s’agit des normes de transparence et de gouvernance, Sudhir Sesungkur a observé que le récent rapport de l’OCDE sur l’évaluation du centre financier mauricien en termes de transparence et d’échanges d’informations démontre que notre pays est « un bon élève » en termes d’adoption des meilleures pratiques internationales. « Les divers rapports rédigés à ce jour par diverses instances montrent que Maurice est en train de jouer le jeu, que le pays dispose d’un système bien huilé et fiable. Certainement, il y a encore des progrès à faire. Nous voulons apporter plus d’activités de substance et donner plus de résilience à notre secteur financier. C’est un travail de longue haleine », a conclu le ministre.