Avec l’échéance pour la conversion de l’ancienne carte d’identité nationale, vers la nouvelle dite biométrique, le ministre de la Santé ouvre un nouveau front de contestation. En effet, intervenant à l’Assemblée nationale lors de la tranche du Statement Time, mardi dernier, Anil Gayan a confirmé que la présentation de la carte d’identité sera obligatoire pour bénéficier des soins dans les hôpitaux et autres services de santé publics. Il n’a pas précisé la date de l’entrée en vigueur de cette mesure annoncée comme faisant partie du plan de modernisation du secteur de la santé avec l’introduction de l’e-Health Project. Dans le même souffle, il a fait état de la nécessité d’une révision de la politique de gratuité des services de santé à des étrangers compte tenu des coûts élevés de ces soins, allant de Rs 400 pour une simple visite à l’hôpital à Rs 155 000 pour une intervention cardiaque.
Le ministre Gayan a été catégorique par rapport à l’obligation de présenter la carte d’identité nationale aux guichets des hôpitaux et centres de santé gérés par le ministère de la Santé. « In order to further modernise the health service, my Ministry is embarking on the e-health project which will provide a health history en temps réel for all patients attending public health institutions. In this connection, the production of the National Identity Card by patients while attending public health institutions is necessary. The National Identity Card will be used as the unique identifier », a-t-il fait comprendre. Cette mesure, soutient-il, devra permettre d’atténuer des problèmes tels que la duplication des services, le gaspillage des médicaments et autres produits pharmaceutiques ainsi que la durée d’attente pour les examens médicaux.
Pour justifier cette démarche susceptible de susciter des controverses, Anil Gayan est revenu sur le fait que « since many years notices have been affixed that registration areas of public health institutions should ask patients to bring along their National Identity Card for identification and medical follow-up purposes ». Il a ajouté que la Casualty Card des patients traités dans les hôpitaux ou dispensaires a été conçue pour enregistrer le numéro de la carte d’identité nationale et que jusqu’ici, « this requirement is not strictly followed at the level of hospitals and is also not adhered to by patients ».
Dorénavant, cette mesure sera nécessaire : « All the information requested on the casualty card must be submitted relating to the particulars of the patients namely ; the surname, other names, address, sex, age, marital status, telephone number, National Identity Card number, next of kin (for minors). » Pour le ministre, l’absence de ces informations précises sur la Casualty Card donne lieu à des problèmes au sujet de l’identité des patients, notamment au niveau de l’hôpital Brown-Séquard avec des internes quittant les lieux en donnant de faux noms. Il fait comprendre qu’actuellement la carte d’identité s’impose dans les services de santé dans quatre cas spécifiques, à savoir pour la notification de l’extrait de naissance de tout nouveau-né, l’octroi du certificat médical ou Certificate of Attendance, l’octroi de certificats de décès et pour la décharge des internes de l’hôpital psychiatrique.