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Quelque 43 ouvriers bangladais employés de l’usine Firemount Ltd ont été sévèrement sanctionnés par le Passport and Immigration Office (PIO) hier, jeudi 3 octobre. Il leur est reproché d’avoir tenu une manifestation « illégale ».

Pour la majorité de ces ouvriers, le couperet est tombé. Firemount Ltd a résilié leur contrat de travail et le PIO les a déjà déportés vers leur pays d’origine. Le même sort devrait être réservé aux autres contestataires.

Dans la matinée d’hier, un important dispositif policier – ERS, SSU et PIO – avait été déployé à l’usine Firemount. Le but étant d’interpeller les manifestants. Le Head of Ressources de cette usine de St Félix avait identifié une quarantaine d’employés, qui ont été arrêtés.

Certains d’entre eux ont été traduits devant la justice sous des charges de manifestation illégale et « damaging property » dans l’enceinte de l’usine dans la soirée de mardi.

Les ouvriers contestaient la déduction de Rs 2 500 de leurs salaires pour financer leur hébergement et leur nourriture. Leur condition de travail a également été dénoncée.

Selon les informations recueillies, plus d’un millier de Bangladeshis ont violemment manifesté dans la soirée de mardi. Des chaises et des tables ont été endommagées. Lors des évènements, certains des manifestants ont été blessés.

Une forte mobilisation policière a été dépêchée sur les lieux pour disperser la foule et maîtriser la situation. Le calme a regagné St Felix hier matin. Même s’ils étaient toujours remontés, les ouvriers bangladais avaient repris leurs postes.

De leur côté, des ouvriers bangladais ont déposé des plaintes au ministère du Travail.