De retour après plus d’un mois en Corée du Sud, Rakesh Bhaugeerothee n’a pas tardé à signer son deuxième succès et surtout sa première victoire de Groupe avec Zhan Hu lors The Lightning Cup sur le kilomètre.
«Une semaine après mon retour, j’ai eu des montes lors de la 14e journée dont Zhan Hu et , j’ai pu terminer à la deuxième place (Lucky Valentine) et avec deux quatrièmes places. Suite à cela, j’ai été contacté par l’entraîneur Shailesh Ramdin qui m’a proposé le poste de jockey titulaire », souligne Bhaugeerothee. «C’était la première fois qu’un tel poste m’était confié depuis que je suis au Champ de Mars. J’ai tout d’abord eu un court moment de réflexion, car avant mon départ pour la Corée du Sud, j’étais attaché à l’entraîneur Ramapatee Gujadhur. Mais, finalement, la raison a pris le dessus et je n’ai pas hésité à sauter sur la proposition».
Et pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître pour Bhaugeerothee qui mena à bon port Zhan Hu dans l’épreuve principale samedi dernier. «Comme je l’avais dit dans le supplément Dernier Virage de samedi dernier, Zhan Hu n’est pas le même coursier qui a couru sur 1500m la semaine d’avant que celui qui avait déjà gagné en deux occasions sur le kilomètre auparavant. Il avait bien pris cette course de rentrée et il était bien dans sa peau jeudi dernier. Et comme il avait perdu des kilos (-8), il avait retrouvé son poids de forme. Il avait bien sauté et le train rapide l’a bien facilité. Avec une course sous les sabots, cela l’a bien aidé. A l’entrée de la ligne droite finale, j’étais confiant de pouvoir rattraper Twitter, car mon coursier en avait plein le gaz», rappelle le jockey mauricien qui avait toujours roulé sa bosse sous la férule de feu Serge Kiki Henry.
Expérience enrichissante, mais pénible
«Cette victoire dans une course principale m’a fait beaucoup de bien et aussi très plaisir, car c’est ma première victoire de Groupe», ajoute-t-il. «Cela a aussi aidé à me remonter le moral après les déboires que j’ai eus en Corée du Sud. Même si c’était une expérience enrichissante, ce fut assez pénible. Car, déjà, les conditions de vie sont très difficiles et même si on avait un interprète, on ne savait pas si ce qu’il disait était les mêmes propos que ceux de l’entraîneur. En ce qu’il s’agit des courses, ils ont peut-être un grand hippodrome, mais ils n’ont pas les mêmes conditions qu’ici. Je n’ai monté que huit courses au total, car les entraîneurs protègent les jockeys locaux et font rarement confiance aux étrangers. Je peux dire haut et fort que nos entraîneurs et nos chevaux sont bien meilleurs ici. Alors dès qu’il y a eu cette épidémie, j’en ai profité pour partir en bons termes. Une fois rentré à Maurice, j’avais hâte de revivre les sensations de l’entraînement au Champ de Mars que j’avais connues depuis plus de quinze ans».
De ses autres montes du jour, Bhaugeerothee dira que dans la première course, Wind Power a été desservi par un train très lent alors qu’Uly (3e course) a surpris tout son monde en sortant très vite des boîtes, pour se retrouver seul en tête après 100 mètres. De la quatrième place de How Many To Won – un cheval qu’il découvrait en course – le jockey devait faire ressortir qu’il a eu affaire à plus fort que lui, mais était satisfait de cette performance. Alors que Captain Firth a été sérieusement blessé au tendon quand Posse Comitatus a ralenti le train.
Malheureusement, cette victoire sur Zhan Hu a été entachée d’une suspension de deux semaines alors qu’il pilotait Captain Firth. Et comme il avait déjà repoussé sa suspension infligée pour sa monte sur Lucky Valentine lors de la 14e journée, il sera donc absent pour trois journées. «Je respecte la décision des commissaires et c’est dommage que je ne vais pas pouvoir continuer sur ma lancée pour mon nouvel employeur. Mais je souhaite que notre nouvelle association soit aussi fructueuse que ma première sortie», conclut Bhaugeerothee.