Shakeel Mohamed a d’abord félicité le ministre de l’Infrastructure publique, Nando Bodha, qui préside le comité parlementaire sur la diffusion en direct des travaux parlementaires. Pour le député rouge, il y a consensus au niveau de cette motion et il faut, selon lui, aller de l’avant avec la diffusion en direct des travaux parlementaires comme recommandé par ce comité. Toutefois, Shakeel Mohamed a exprimé son scepticisme par rapport au fonctionnement de la station de télévision nationale dans la mesure où, selon lui, la MBC ne fait pas toujours montre de justesse (fairness) dans ses couvertures. Pour le député, la télévision nationale représente un « échec lamentable ». Selon le chef de file du PTr à l’Assemblée nationale, tous les partis politiques figurant dans l’opposition ont à un moment fait l’expérience d’une couverture dépourvue de justesse. « C’est dans les gènes de la MBC de faire plaisir au gouvernement au pouvoir », a affirmé Shakeel Mohamed.
Se montrant davantage sceptique, le député a lancé, « Est-ce que ce que nous faisons aujourd’hui va arranger les choses à la MBC?? ». Et de lancer dans le même ordre d’idées : « Je n’ai jamais cru en la MBC. Je ne changerai pas d’avis. Je reste constant ». Pour Shakeel Mohamed, il est temps que les choses changent. Selon lui, il est impératif de purger la MBC en commençant par revoir le mécanisme de recrutement de son personnel, le mode de fonctionnement du personnel ou encore de redéfinir la relation entre l’État et la station de télévision nationale.
Tout comme la presse écrite et parlée rapporte à chaque séance les travaux parlementaires y compris les faits et gestes des élus, Shakeel Mohamed s’est appesanti sur le fait qu’il ne faudrait pas être aussi restrictif du côté de l’audiovisuel. Le député s’est référé aux règlements qui régiront la diffusion des travaux parlementaires en direct. « La retransmission des travaux parlementaires en direct permettra à la population de juger qui dit quoi. Who is being unparliamentary… », a affirmé ce dernier. Concernant les règlements, Shakeel Mohamed préconise en effet une approche ouverte. Ceux-ci ne devraient pas être limités ; autrement ce sera la démocratie qui se retrouvera muselée, selon Shakeel Mohamed.