« Shazam ! » au cinéma ce mercredi

91

Si les fans de Marvel Comics ont jubilé avec nombre des adaptations des “comics”, en revanche, les superhéros de DC Comics qui ont vu le jour au grand écran ont été souvent boudés par leurs fans, exception faite d’Aquaman il y a quelques mois… « Shazam ! » vient réconcilier fans et superhéros avec un film et un héros qui ne manque pas de rappeler l’effronterie et la fraîcheur de… Deadpool ! « Shazam ! » sort en simultané en France et chez nous. Une occasion à ne pas rater…

On a tous un superhéros qui sommeille au fond de nous. Il faut juste un peu de magie pour le réveiller. Pour Billy Batson, gamin débrouillard de 14 ans placé dans une famille d’accueil, il suffit de crier « Shazam ! » pour se transformer en superhéros.

Ado dans un corps d’adulte sculpté à la perfection, Shazam s’éclate avec ses tout nouveaux superpouvoirs. Est-il capable de voler ? De voir à travers n’importe quel type de matière ? De faire jaillir la foudre de ses mains ? Et de sauter son examen de sciences sociales ? Shazam repousse les limites de ses facultés avec l’insouciance d’un enfant. Mais il lui faudra maîtriser rapidement ses pouvoirs pour combattre les forces des ténèbres du Dr Thaddeus Sivana…

Shazam est un superhéros de comics créé par C. C. Beck et Bill Parker. Il est apparu pour la première fois dans le No 2 de Whiz Comics en 1940. Baptisé au départ Captain Marvel, le personnage a été renommé Shazam en 2011 afin d’éviter la confusion avec le superhéros de Marvel Comics créé en 1968. À noter que c’est en 1972 que Shazam intègre l’univers DC Comics.

Le projet Shazam était dans les cartons depuis le milieu des années 2000. C’est Peter Segal (La Famille Foldingue, Match retour) qui devait le mettre en scène sous la houlette de New Line Cinema. Quand la société se fait racheter par Warner Bros, le réalisateur et le scénariste John August quittent le navire. Le studio souhaitait en effet faire un film à la tonalité plus sombre, surfant sur le succès de The Dark Knight. Le projet est resté ensuite au fond des tiroirs jusqu’en juillet 2017 et l’embauche de David F. Sandberg en tant que réalisateur. Le Suédois, rappelons-le, a fait ses premières armes de réalisateur sur les films d’épouvante Dans le noir et Annabelle 2.

C’est Zachary Levi, connu pour son rôle du maladroit Chuck dans la série du même nom, qui a été choisi pour se glisser dans les collants de Shazam. Ce dernier a subi un intense entraînement afin d’incarner ce héros aux muscles saillants. Toutefois, des rumeurs disaient que Levi avait du rembourrage dans son costume et qu’il n’avait pas vraiment pris du muscle pour le rôle. Rumeurs démenties par le comédien lui-même, photos de ses biceps à l’appui sur les réseaux sociaux. L’acteur a même été félicité pour sa transformation physique par Henry Cavill, alias Superman dans Man of Steel et Batman vs Superman : Dawn of justice.

Mark Strong (Sherlock Holmes) campe le grand méchant du film, le Dr Thaddeus Sivana. C’est la 5e fois qu’il participe à une adaptation de “comics” sur grand écran après les 2 Kingsman, Green Lantern et Kick-Ass. Le Sorcier, personnage incarné par Djimon Hounsou dans le film, est censé être âgé de 3 000 ans. Il devait être campé au départ par Ron Cephas Jones (William Hill dans This Is Us) mais ce dernier a dû abandonner le projet en raison d’un conflit d’emploi du temps. À noter que Hounsou apparaît également dans l’univers Marvel cette année avec le rôle de Korath dans Captain Marvel.
Davantage qu’un film d’action, Shazam est avant tout une comédie. La plupart des gags sont d’ailleurs le fruit de clins d’œil aux précédents films de la saga, et ses héros Superman et Batman, allant par moments même jusqu’à donner un arrière-goût de pur produit de marketing. Mais ce qui fait réellement avant tout fonctionner la comédie, ne serait-ce que vis-à-vis des jeunes spectateurs, qui s’identifieront aux personnages adolescents, c’est justement l’énergie que lui apportent les jeunes acteurs, Asher Angel (vu dans la série Andi) et Jack Dylan Grazer (vu dans Ça).

Billy et… Shazam !

Le premier des deux, qui incarne Billy Batson, cet attachant débrouillard, accumule également les scènes à visées émouvantes, qui trouvent leur écho dans un vrai passage tire-larmes juste avant le combat final, mais qui ne fonctionnent pas forcément, et ne font que renforcer l’artificialité de la réalisation. Le rôle du second est quant à lui principalement utilisé comme un pur fil scénaristique, nous permettant de suivre le superhéros dans ses entraînements, et qui donne les passages les plus divertissants du film.

Zachary Lévi est néanmoins la vraie star du long-métrage. C’est lui qui alimente le caractère parodique de cette comédie, ainsi que son petit côté vintage. Ce charme 80’s de son look désuet n’est certainement pas un argument qui convaincra les 25-40 ans. Quoi qu’il en soit, le film est pensé comme un pur “teen movie”, et c’est en tant que tel que l’on peut affirmer que DC a enfin réussi à marquer sa différence avec Marvel. Reste à savoir s’ils continueront sur cette voie sur le long terme.

Shazam est déjà apparu à la télévision dans les années 70 et 80. La première série mettait en scène Jackson Bostwick puis John Davey dans le rôle du superhéros. Elle comprend 28 épisodes diffusés entre 74 et 76 au pays de l’Oncle Sam. La seconde est une série d’animation en 13 épisodes diffusée en 1981 aux USA. Marc François prêtait alors sa voix à Shazam.

Durée : 132 min. Avec Zachary Levy, Asher Angel, Mark Strong. Réalisé par David F. Sandberg (USA, 2019)

Aux Star (Port-Louis, Moka et Grand-Baie)

Ses pouvoirs

Shazam est un acronyme regroupant les noms des Dieux qui ont donné ses pouvoirs au héros.

– La sagesse de Salomon : Le superhéros possède une intelligence hors-norme et des connaissances scientifiques infinies.
– La force d’Hercule : Sa force surhumaine est comparable à celle de Superman.
– L’endurance d’Atlas : À l’instar de l’Homme d’acier, Shazam est presque invulnérable, n’a pas besoin de se nourrir, boire ou dormir. Il peut donc voyager de longues heures sous l’eau ou dans l’espace.
– La foudre de Zeus : Il peut invoquer la foudre.
– Le courage d’Achille : Le superhéros ne connaît pas la peur.
– La vitesse de Mercure : Sa rapidité est surhumaine et il peut voler.