Cette belle Kenyane impressionne par son aisance devant la caméra et sur le catwalk. Des yeux de biche, des jambes interminables, une peau parfaite au teint de chocolat noir… Sheliz Wambui, 25 ans, est la It-girl du moment.
My aim is to make people see the outfit that I’m wearing.” C’est le but que se fixe Sheliz Wambui lorsqu’elle défile ou prend la pose. In’am, Obann, BeeJooS : autant de marques qui veulent l’avoir à leurs côtés pour éblouir avec le soleil de son pays natal.
Objectif.
C’est dans la mode que Sheliz Wambui, de son vrai nom Mercy, décide de faire carrière. Un milieu qui l’a toujours fascinée depuis son enfance. Née dans la province centrale du Kenya, elle se trouve àMaurice depuis un an. Son but àcette époque : se faire un nom dans le mannequinat. Elle débute avec l’agence Mathis Model. Mais elle se fait vite remarquer et décide de se lancer en freelance.
Mon premier photo shoot professionnel a eu lieu avec Khatleen Minerve et Julien Venner. Je m’en souviendrai toute ma vie.” Cela lui a permis de se faire connaître à un niveau international car les photos étaient destinées à des clients étrangers. Depuis, les propositions fusent et son objectif est atteint.
Style.
Une plastique parfaite, une couleur de peau qui attire les regards : Sheliz Wambui a de quoi rendre jaloux. Elle confie que c’est sa coupe de cheveux qui la rend unique. “En arrivant àMaurice après mon mariage, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de jolis mannequins. Je me suis alors demandéquoi faire pour me distinguer, et m’est venue l’idée de me raser le crâne.”
Un style qui lui va parfaitement bien et qui lui permet de se sentir belle. Mais il en faut bien plus pour devenir un bon mannequin. Elle s’explique : “Afin de pouvoir évoluer dans un cadre professionnel pour une séance de photos, je pense que le modèle doit être capable de se sentir en harmonie avec le photographe. Dans mon cas, je donne le meilleur de moi-même et j’essaie de me sentir aussi libre que possible dans mes mouvements malgré le stress.”
Collaboration.
En voyant les photos qui figurent dans le portfolio de Sheliz Wambui, on ne peut qu’être impressionné. “Quand je fais un shooting avec un designer, I can only feel relax when he approves the result, souligne-t-elle, le sourire aux lèvres et affichant une certaine satisfaction.
En une année dans notre petite île, celle qui a débuté en faisant uniquement des séances de photos au Kenya a énormément évolué. Ce sont ses multiples collaborations avec Kunal Jankee, à la recherche d’un mannequin black, qui l’ont fait briller. L’une d’entre elles a d’ailleurs été mémorable pour Sheliz : “Nous avons travaillé ensemble pour le tournage d’une publicité destinée à vanter une marque de téléphone. Le concept était de prendre des photos professionnelles à partir d’un simple portable. C’était simplement incroyable.”
Industrie.
Derrière sa douce personnalité se cache une bosseuse. Sheliz Wambui s’est donnée àfond dans sa passion pour la mode. Elle a côtoyéles plus grands noms de ce milieu sur la scène locale. Lionnet & Fauzou, Sanjeet Boolell, Perry Ah Why… Les designers la veulent tous. La marque de bijoux BeeJooS a fait appel àelle ; des lignes de vêtements, comme Obann ou In’am, l’ont aussi réclamée. Sheliz Wambui, qui se produit en freelance chez Gold Models, est quelqu’un que l’on ne présente plus dans ce domaine.
La Kenyane, qui a grandi avec l’envie de faire du mannequinat, estime que Maurice a aujourd’hui une growing fashion industry. “Par rapport à cet univers glamour et fashion, il y a une grande différence entre le Kenya et Maurice. Dans mon pays natal, être modèle est un métier réputé et très bien payé. Ici, même si l’île est petite, vous n’en êtes pas loin. L’industrie grandit et il faut dire qu’il y a aussi de très bons mannequins locaux”, conclut la douce au bronzage chocolaté.