À J-4 du vote à bulletin secret décrété par l’Employment Relations Tribunal (ERT), l’appel est lancé aux employés de la SICOM pour se rendre aux urnes ce lundi pour exprimer leur choix lors du vote à bulletin secret qui se déroulera au siège de la SICOM, de 9 h 30 à 15 h30. Ce scrutin sera supervisé par l’ERT.
« Montrons-nous solidaires », tel est l’appel lancé par l’ensemble de la classe syndicale et la Federation of Parastatal Bodies & Other Unions (FPBOU) à laquelle est affiliée la SICOM Employees Union (SICOMEU) qui tente, depuis un an, d’accéder à la reconnaissance syndicale par la direction du groupe SICOM. En conférence de presse hier, les dirigeants de la SICOMEU et ceux de la FPBOU, ont exhorté les employés à participer à l’exercice de vote à bulletin secret, qui sera déterminant pour trancher de manière définitive sur la question de la reconnaissance syndicale.
Comme son nom l’indique, le vote à bulletin secret servira à recueillir les votes des employés de la SICOM, de manière anonyme, qui accordent ou pas leur soutien au syndicat. Le counting – qui prendrait une heure – débutera juste après la fermeture des urnes. L’annonce des résultats sera faite le même jour et le Tribunal siègera le lendemain pour l’annonce de l’ordre en question.
Ce processus, garanti par la loi, doit se faire en toute liberté et sans aucune ingérence ou tentative d’intimidation. Mais aux dires du syndicat, il subsisterait au sein de la compagnie « un sentiment de frayeur » en marge du scrutin de lundi.
Sous l’article 31 de l’Employment Relations Act concernant la « Protection against Discrimination and victimisation », il est écrit que « No person shall a) require another person seeking employment not to join a trade union of his own choice ; to give up membership of a trade union ; not to exercise any right under this Act (NdlR: l’Employment Relations Act) ; not to participate in any proceedings taken or held for the purposes of this Act» (NdlR : dans ce cas précis, le vote à bulletin secret). Toujours selon la loi, tout contrevenant commettant un délit dans ce sens pourrait être passible d’une amende n’excédant pas Rs 100 000.