Le BOI considère la formation comme un des principaux pôles de développement et de croissance pour l’économie mauricienne dans les prochaines années. C’est en tout cas ce qu’a déclaré son président, Maurice Lam, dans le sillage de la Mauritius Africa Partnership Conference organisée la semaine dernière. Il se dit en effet convaincu que Maurice peut devenir un centre de formation régionale pour l’Afrique australe.
Le BOI procède actuellement à un réexamen des secteurs qu’il veut promouvoir, tant sur le plan régional qu’international, a expliqué Maurice Lam. Selon lui, le secteur de l’immobilier, que le BOI a aidé à promouvoir, a décollé. « Il faut maintenant laisser les opérateurs travailler», a-t-il dit. Il estime qu’un des principaux pôles de création d’emplois, de développement et de croissance économique est actuellement l’éducation. Toutefois, a-t-il précisé, tout l’écosystème de l’éducation supérieure doit être stabilisé. « Les institutions chargées de la supervision et du développement de ce secteur doivent être consolidées de manière à ce que les établissements opérant à Maurice correspondent aux normes internationales », souligne-t-il. « On ne peut pas se permettre de faire des choses qui pourraient nuire à ce secteur », insiste le président du BOI.
Par ailleurs, alors que le monde vit à l’heure du numérique et de l’internet, que l’on retrouve partout, Maurice ne peut être à la traîne dans ce secteur, poursuit Maurice Lam. « Aujourd’hui, les consommateurs mauriciens devraient être en mesure d’avoir accès à l’internet aussi facilement que l’électricité et l’eau, autrement dit à un prix raisonnable », poursuit notre interlocuteur. Ce secteur dispose d’un potentiel de développement et de création d’emplois considérable. « Il faut que tous les acteurs de ce secteur puissent s’asseoir autour d’une table afin d’arriver un consensus sur le développement de ce secteur et voir comment mettre l’internet à haut débit à la disposition de tous les Mauriciens, dans tous les coins de l’île. » En outre, le BOI, selon Maurice Lam, compte se mettre d’avantage à la disposition des opérateurs des petites entreprises afin de redynamiser ce secteur dynamique et porteur, qui a une importance contribution dans la création d’emplois et la richesse du pays.
Commentant l’organisation de la Mauritius Africa Partnership Conference les 25 et 26 juillet derniers, Maurice Lam affirme que celle-ci s’est avérée être un succès « sur toute la ligne ». Son objectif est d’établir une plus grande coopération au niveau institutionnel et de pourvoir une plateforme pour partager les expériences, encourager les meilleures pratiques et augmenter le réseau de contacts. La conférence a permis aux dirigeants des agences de promotion d’investissements d’une trentaine de pays de faire le déplacement dans l’île et de voir de visu le développement en cour et les facilités offertes par le pays. « Elle a permis de mesurer non seulement les possibilités d’exportations, mais également les possibilités d’investissements dans les pays africains », souligne Maurice Lam. « Le BOI agit désormais comme interface entre les agences de promotions africaines et les hommes d’affaires mauriciens. » La conférence a bénéficié de la participation d’orateurs de niveau international, dont Larry Farell, le ministre malaisien Idres Jala, le Pr SriKumar Rao, le conférencier François Baird, ou encore Nicolas Monsarrat, entre autres. À part les sessions plénières, il y a eu une session de travail à huis clos entre les agences de promotion d’investissements en Afrique. Il a été convenu qu’une conférence de ce genre sera organisée chaque année. Par ailleurs, tous les pays présents ont été invités à mener une délégation à Maurice afin de partager connaissances et expériences.