L’autoroute à la hauteur du flyover de Midlands étant de plus en plus fréquentée, surtout avec l’agrandissement de l’aéroport de Plaisance, et devenant par conséquent un axe routier exposé à des accidents, la police a mené un exercice de simulation ce matin en vue d’évaluer les procédures d’intervention en cas de crise. Pas moins d’une centaine d’éléments de diverses unités de la force policière étaient placés en état d’alerte avec cet accident, entre un poids lourd transportant du carburant et un autobus de l’United Bus Service, faisant 5 morts et 15 blessés.
Selon le scénario travaillé par les responsables de la police, vers 10 h un accident dramatique devait se produire à la hauteur du flyover de Midlands en direction de l’aéroport de Plaisance. Pour des raisons inconnues, en attendant les conclusions de l’enquête policière, un camion transportant du carburant pour avion de type Jet A1, pour l’approvisionnement des appareils au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport, devait entrer en collision avec un autobus de l’UBS transportant des passagers.
Après le choc entre les deux véhicules, le chauffeur du poids lourd devait alerter l’Information Room de la police aux Casernes centrales après s’être rendu compte du terrible carnage avec des cadavres gisant sur l’asphalte et des blessés se tordant de douleurs. Les informations devaient être relayées au poste de police de Midlands qui , à son tour, a dépêché une première équipe de policiers sur la « scene of accident » pour un constat de l’étendu des dégâts.
Avec la confirmation des officiers qu’il s’agissait d’un « mass casualty accident », les services de secours devaient être déployés avec entre autres l’intervention de la Special Mobile Force, des pompiers, du SAMU et de la Croix-Rouge. Une des premières priorités des secouristes arrivés sur les lieux de cette catastrophe était de confirmer qu’il n’y a aucun risque que le poids lourd transportant ce carburant hautement inflammable n’explose.
Cependant l’équipe de pompiers ne devait pas constater de fuite sur le tank, ce qui pouvait aggraver encore plus les circonstances de cet accident. Entretemps, plusieurs autres unités d’intervention, dont la police et les services de santé, étaient déjà à pied d’oeuvre pour l’évacuation des blessés et des dépouilles des victimes. Le centre hospitalier de Rose-Belle et les cliniques privées des alentours ont été placés en extrême alerte avec le nombre de blessés relevés après un premier bilan et triage des victimes de l’accident. La totalité des blessés seront évacués de toute urgence à l’hôpital Jawaharlal Nehru, Rose-Belle. Un bilan officiel disponible vers 11 h faisait état de 5 morts, dont quatre hommes et une femme. Dix blessés graves seront dénombrés tandis que l’état de cinq autres n’inspirant pas vraiment d’inquiétudes.
Avec la première partie de l’opération franchie, comprenant, entre autres, l’évacuation délicate des blessés, les éléments de la Scene of Crime Office devaient prendre le relais pour prélever des indices pouvant contribuer à l’enquête policière et susceptibles de déterminer également la cause de l’accident. Les hommes de la SMF ont par la suite pris le contrôle de la « Scene of accident » pour le déblayage des débris en vue de la réouverture de cet axe routier.
L’embouteillage monstre, causé par cet exercice grandeur nature, n’était par contre nullement une simulation. L’autoroute à la hauteur du flyover de Midlands étant obstrué pour les besoins de cette simulation d’accident, les automobilistes devaient emprunter les déviations misent en place dans les rues latérales. Devant cette opération plus que jamais proche de la réalité, plusieurs conducteurs devaient même couper le moteur de leurs véhicules pour s’enquérir de l’étendue de cette « catastrophe ».
Cet exercice de simulation, placé sous la responsabilité du surintendant de police Ramsurrun, Divisional Commander de la Central Division, fera l’objet d’un débriefing en vue de clairement identifier les éventuelles lacunes au niveau des procédures et interventions.