Important déploiement des diverses unités de la police ainsi que des éléments du Fire and Rescue Services à Coromandel, hier matin, dans le cadre d’un exercice de simulation d’inondation, une initiative de la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill. Les observations récoltées au cours de l’exercice devront permettre aux «main stakeholders» d’apporter des améliorations à leur façon d’opérer.
C’est au son des sirènes des pompiers et de la police que se sont réveillés les habitants de Coromandel, hier matin, peu avant que ne débute un exercice de simulation d’inondation, à l’initiative de la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill. Cette opération, supervisée par le Chef Inspecteur (CI) Sewpal, a débuté vers 9h aux abords du chemin Pavé D’Amour, ruelle qui a toujours été très affectée par la montée des eaux lors des alertes de pluies torrentielles, telles que celles survenues en mars et novembre 2013. L’objectif principal de cette simulation a été de préparer les habitants de la localité à l’éventualité d’une catastrophe, mais également de les rassurer sur le fait que les divers intervenants, notamment les forces régulières de Coromandel, les soldats de la Special Mobile Force (SMF), les sapeurs-pompiers et le Service d’Aide Médical Urgente (SAMU) seront prêts à intervenir en cas de force majeure.
Le CI Sewpal indique qu’en cas d’alerte de pluies torrentielles, les effectifs du poste de police de Coromandel seront les premiers à être déployés sur le terrain afin d’interdire l’accès à la population aux zones à risques, dont Pavé D’Amour. Il explique, cependant, que bien souvent, la population ne fait pas attention aux rubans de balisage et que c’est ainsi que des drames, tels que les noyades, se produisent. C’est pour cette raison que la particiation des soldats de la SMF et des sapeurs-pompiers a aussi été nécessitée pour le bon déroulement de cet exercice de simulation, qui a duré plus de deux heures. En effet, cette flood simulation, à laquelle plusieurs habitants du quartier ont assisté et même participé, a permis aux main stakeholders d’évaluer les équipements à leur disposition à être déployés en cas de catastrophe. Le but de cet exercice est de trouver les failles et les améliorations à apporter aux méthodes d’intervention du personnel des Fire and Rescue Services et des forces de l’ordre lorsque survient une montée des eaux inattendue, a précisé le responsable de cette opération.
Des exercices représentatifs de situations réalistes ont ainsi été montés, hier, établissant les divers incidents pouvant survenir lors de ce type de catastrophe, ainsi que la réactions intervenants en situation réelle. La simulation a, toutefois, suscité des interrogations auprès de certains habitants du quartier qui appréhendent le temps d’intervention des sauveteurs en cas de flash flood, étant concients que les véhicules des secouristes auront du mal à accéder aux zones à risques lors des inondations. D’autres s’interrogent sur l’efficacité des équipements mis à la disposition des sauveteurs, sachant que ces derniers risqueront également d’être entraînés par les eaux courantes lors d’opérations de sauvetage. Interrogé à ce sujet, le CI Sewpal indique que le flood simulation exercise devra effectivement permettre aux main stakeholders d’établir une liste de changements à apporter aux actuelles méthodes opérationelles, les rassurant également sur le fait qu’en cas de situation de crise, les services des commandos du Groupe d’Intervention de la Police Mauricienne (GIPM) seront exigés.