Pendant environ une heure et trente minutes, hier matin, plus d’une centaine d’éléments de la force policière étaient mobilisés à Ébène pour un exercice de simulation. Le scénario imaginé: une partie d’un bâtiment en construction s’est écroulée avec une quinzaine de blessés, dont trois graves, se retrouvant coincés.
Peu après 10h, hier, les premières sirènes hurlantes de la police devaient se faire entendre sur les routes d’Ébène après une alerte à l’effet qu’un bâtiment en construction s’était écroulée. D’abord, une première escouade de la police de Rose-Hill débarqua sur les lieux indiqués en vue de confirmer l’ampleur de cet accident de travail. Très vite, les sapeurs-pompiers, sous la supervision du Divisional Fire Officer, Dorsamy Ayacooty ont été mandés dans cet immeuble de 9 étages pour procéder à un exercice d’évacuation. Avec un camion de pompier, équipé d’un high aerial ladder, les secouristes ont pénétré le bâtiment en vue de faire une première évaluation de l’état des ouvriers blessés.
Au total, une quinzaine d’ouvriers ayant essuyé de graves blessures seront évacués vers un hôpital de fortune, construit par les éléments de la Special Mobile Force (SMF), pour prodiguer les premiers soins, avant le transfert de toute urgence par le SAMU vers un centre hospitalier. Entre-temps, les éléments de la Special Support Unit (SSU) étaient déjà en stand-by mode pour parer à toute éventualité. Trois morts seront dénombrés dans l’écroulement fictif de ce bâtiment en construction. À la suite de cet exercice, un de-briefing a été organisé en vue de relever les lacunes et les points forts des équipes d’interventions. « Après plusieurs exercices de simulation, nous avons remarqué que désormais, il y a une bonne communication entre les différentes unités engagées dans l’opération et une meilleure commanding sur le terrain », a fait comprendre Dorsamy Ayacooty à Week-End.