Les pompiers ont participé dimanche à une simulation d’incendie inédite. Ils ont en effet dû « éteindre » un feu ravageant le bâtiment Emmanuel Anquetil, à Port-Louis, en utilisant de l’eau pompée dans… la mer. Ce faisant, les soldats du feu de Port-Louis ont mis en pratique le « contigency plan » instauré en cas de sécheresse.
D’ordinaire, en cas de feu, les pompiers puisent l’eau des hydrants (bouches d’incendie) de la Central Water Authority (CWA). Mais il s’agit là d’eau potable. Aussi devenait-il urgent de trouver des moyens alternatifs en cas d’importante sécheresse. Dans le cadre d’un exercice, de l’eau a ainsi été pompée du Caudan Waterfront et acheminée, par le biais d’une base pump et de quatre pompes intermédiaires, au bâtiment Emmanuel Anquetil, présumé théâtre d’un incendie. Des kilomètres de tuyaux ont de fait été déployés à travers le tunnel du Port-Louis Waterfront, en passant par la rue Sir William Newton jusqu’au bâtiment Emmanuel Anquetil. « L’exercice a été une réussite. Cela a été l’occasion de mettre à l’épreuve notre contigency plan », affirme Dorsamy Ayacooty, Divisional Fire Officer, aux commandes des opérations. L’occasion ainsi pour les pompiers de tester la fox pump, acquise l’année dernière, pour ce genre de scénario, autrement dit ayant recours à l’eau de la mer pour circonscrire un incendie. Ce genre de simulation se poursuivra dans les neuf casernes de l’île, chacune devant identifier les points d’eau à utiliser, comme les rivières. Le prochain exercice se tiendra dans le centre de Rose-Hill, près du restaurant Coin Idéal, en pompant de l’eau de la rivière Ébène.
Les pompiers effectueront par ailleurs bientôt un autre exercice de simulation d’incendie, au Morne, concernant cette fois les feux de forêts. « Les feux de forêts peuvent provoquer des dégâts conséquents, qu’il s’agit pour nous de limiter », explique Dorsamy Ayacooty.