Vaste espace vert s’étendant sur 101 hectares et comprenant deux conservatoires sous dômes, le « Gardens by the Bay » est une des grandes attractions de Singapour. Véritable exemple de symbiose entre la technologie et l’environnement, le parc se distingue par ses « supertrees », dotés de capteurs photovoltaïques, qui alimentent en énergie, évacuent l’air des conservatoires et collectent l’eau de pluie. On y répertorie plus de 250 000 espèces venues des quatre coins de la planète, dont certaines en danger.
Dans le quartier huppé de Marina Bay, en pleine ville, se dresse le “Gardens by the Bay”. Composé de trois jardins, il s’étend sur 101 hectares et a nécessité un investissement d’environ 1 milliard de dollars singapourien, soit Rs 25 milliards. Parmi ses différentes attractions, les deux conservatoires sous dômes – le Flower Dome et le Cloud Forest – sont reconnus pour être les plus grands espaces de conservation en intérieur au monde. Le temps d’un voyage de presse organisé par Air Mauritius, dans le cadre du premier vol commercial de l’A350-900, nous avons eu l’occasion de le visiter.
Dès l’entrée du parc, on ne peut passer à côté des « supertrees ». Ces structures en métal de 25 à 50 mètres de haut à l’allure futuriste sont recouvertes de plantes, qui épousent leurs formes. On en compte 18 en tout, dont 12 dans un espace connu comme « Supertrees Grove ». Ces « supertrees » s’illuminent la nuit et offrent un spectacle époustouflant. Mais ils ne sont pas là uniquement pour le décor. Ce sont eux qui maintiennent la température, car l’air évacué des deux dômes y est canalisé.
Dotés de cellules photovoltaïques qui captent l’énergie solaire, ils contribuent aux besoins en énergie du parc, tout en permettant la photosynthèse. Ces arbres récoltent également l’eau de pluie grâce à la structure du sommet, en forme de parapluie inversé. Les « supertrees » sont recouverts de plus de 160 000 plantes de 200 espèces différentes. Ceux en quête d’adrénaline peuvent même les visiter d’en haut, grâce à une passerelle reliant deux de ces structures au « Supertree Grove ».
Le « Flower Dome » est, lui, un jardin sec où l’on retrouve des plantes d’Amérique du Sud, de Madagascar et d’Australie, notamment. Cactus, palmiers et autres boutures fleuries ornent les allées de la serre. Les deux dômes comprennent plus de 250 espèces de plantes, dont certaines sont menacées d’extinction. Le climat approprié à chaque espèce peut être reproduit avec la technologie. Différents écosystèmes y sont d’ailleurs répertoriés. Grâce aux énergies vertes produites par le parc, la température est maintenue entre 23 et 25°C.
Dépendant des événements du calendrier, un décor artificiel s’ajoute à la biodiversité, comme pour mettre le visiteur dans l’ambiance. A quelques jours d’Halloween, ce sont les citrouilles qui étaient en vedette dans le parc. On pouvait même apprécier le carrosse de Cendrillon pour l’occasion.
Entre les cactus géants et les palmiers majestueux se dressent des animaux en bois tressés. Trois statues humaines retiennent également l’attention. Tous les visiteurs se creusent la tête pour savoir comment ils tiennent debout, puisqu’il leur manque une partie du corps.
Le « Cloud Forest », qui se trouve sous le deuxième dôme, est, lui, un espace humide où l’on retrouve des plantes des régions pluvieuses, dont certaines s’adaptent à plus de 2 000 mètres d’altitude. Au milieu des fougères et autres lianes grimpantes, des cascades de 35 mètres, qui permettent de conserver l’humidité des lieux. Le « Cloud Forest » abrite un jardin vertical de 42 mètres de haut, connu comme la « cloud mountain », entièrement reconstitué par l’homme. Il se visite par niveaux. Pour arriver au 7e niveau, le sommet, il faut prendre l’ascenseur. Là, on se trouve dans un monde perdu, avec des plantes datant de la période préhistorique, d’où l’appellation « Lost World ».
Dans un bassin s’élèvent des plantes carnivores, dont certaines espèces éteintes ont été reconstituées en pièces de Lego. L’espace est climatisé pour maintenir le climat naturel des différentes espèces. On peut également apprécier une variété d’orchidées, les unes plus belles que les autres. Le « Lost World » offre en outre une vue imprenable sur la Marina Bay.
On peut alors emprunter la passerelle pour faire le tour de la « montagne » et admirer de plus près les plantes et la cascade. Bromeliades, anthuriums et autres fougères ornent la structure, alors que le dôme est suspendu au-dessus des têtes.  
Le « Gardens by the Bay » est reconnu mondialement comme une référence en matière de développement durable. Depuis son ouverture, en 2012, il a accueilli plus de 30 millions de visiteurs. Ce parc fait partie de la stratégie du gouvernement singapourien de convertir la ville en jardin. Il a été réalisé par les designers anglais de Grant Associates et Dominic White.