Photo archive Aurélie Allet, n°181e mondial et classée n°8, n’a pas fait long feu, tout comme les autres Mauriciens à ce rendez-vous singapourien

Julien Paul, champion d’Afrique en titre du simple hommes, Aurélie Allet, Kobita Dookhee et Tejraj Pultoo ont tous été balayés d’entrée lors des Internationaux de Singapour qui se disputent du 16 au 21 octobre au Singapore Badminton Hall. Mais cette déroute leur permettra sans doute de se mettre en bonne condition en vue d’aborder leur prochain tournoi qui se disputera en Afrique du Nord, soit les Internationaux d’Égypte, prévus du 25 au 28 au Caire.

Dans cette partie d’Asie où le badminton est roi, les badistes africains, même les champions, ne font pas le poids face à des joueurs qui ne sont pourtant pas des foudres de guerre. Les quatre joueurs mauriciens n’en savent que trop… Classé tête de série n°2 et 89e joueur mondial au 11 octobre, Julien Paul a donc chuté 21-19, 17-21, 23-21 face au Thaïlandais Saran Jamsri, pourtant classé seulement 339e mondial. Le champion d’Afrique, qui évoluera en Malaisie jusqu’en juin 2019 dans le cadre de sa préparation pour les Jeux des îles (19-28 juillet), a enchaîné depuis juin au moins cinq tournois de taille, notamment les Internationaux de Maurice, les Internationaux du Ghana et du Nigeria, les mondiaux de Chine et le Vietnam Open début août, où il avait échoué au 2e tour, avant de se mettre à l’épreuve à Singapour. C’est très peu comparé aux Asiatiques.

Bref, s’agissant des trois autres badistes, on note que Tejraj Pultoo, qui arrrive tout juste chez les seniors, a été éjecté du tableau qualificatif, battu 21-12, 21-6 par le Malaisien Datu Mohd Shah Eizlan Sardik. Le Hong-Konguais Cheuk Yiu Lee, 52e mondial, occupe la position de n°1. Il arrive avec au moins 12 tournois d’envergure dans les jambes disputés depuis février, notamment les Internationaux de Thaïlande, d’Inde, d’Australie, les Championnats d’Asie par équipes, la finale mondiale par équipes de la Thomas & Uber Cup, l’Open de Thaïlande et de Singapour, du Japon, de Chine, de Corée et de Chine Taïpei. Les Indonésiens Kartikay Gulshan Kumar, 125e mondial et auparavant 11e chez les juniors, et Krishna Adi Nugraha, 138e mondial, sont classés n°3 et 4 respectivement.

Julien Paul était aussi inscrit en double mixte avec Aurélie Allet. Vainqueur des Internationaux de Maurice, finaliste en Ouganda et demi-finaliste au Ghana, la paire a chuté au 1er tour 11-21, 15-21 face aux Thaïlandais Chacharit Yaowanit et Nannapas Sukklad qui, pourtant, sortent des qualifications. Idem pour la paire Pultoo-Dookhee, qui perd 12-21, 8-21 contre les Malaisiens Pang Ron Hoo et Yee See Cheah, classés n°7.
En simple dames, Aurélie Allet (181e), classée n°8, a pris la porte de sortie 5-21, 11-21 face à l’Indonésienne Sri Fatmawati (205e), alors que Kobita Dookhee (245e) a concédé la défaite 7-21, 6-21 contre l’Indonésienne Aurum Oktavia Winata toujours et gagnante des Indonesian Series 2018. Sa compatriote Ni Made Pranita Sulistya Devi et Chananchida Jucharoen (89e) sont les favorites du tableau. Le tandem Paul-Pultoo a perdu au 1er tour du double hommes 17-21, 11-21 contre Wai Lok Lam-Kuen Ho Li (Hkg).

En double dames, la paire Allet-Dokhee a été exemptée d’entrée et affronte au tour suivant une paire qui allie une Malaisienne à une Thaïlandaise.

Pour rappel, Kobita Dookhee poursuit ses études et parallèlement sa carrière à Singapour depuis bientôt deux ans. Tejraj Pultoo a rejoint lui aussi ce pays cette année pour les mêmes raisons. Par contre, Aurélie Allet les a rejoints d’Australie. Quant à Julien Paul, il est en Malaisie depuis fin juillet avec l’appui du head coach de l’équipe nationale de Maurice, le Malaisien Yogendran Krishnan.