«Navin Ramgoolam, qui a une frousse du Remake 2000, dort mal ces jours-ci!», estime sir Anerood Jugnauth, ancien président de la République et leader de l’alliance de l’opposition, commentant les derniers propos publics du Premier ministre et leader du PTr. Par rapport, particulièrement, aux critiques de Navin Ramgoolam à l’encontre du MSM qui, selon le PM, «ne vaut rien», SAJ trouve que le chef du gouvernement «a la mémoire courte» car, soutient-il, sans le MSM aux dernières élections générales de 2010, le PTr aurait «mordu la poussière.»
Sir Anerood entrevoit des signes de«panique»dans les propos du PM et leader du PTr, Navin Ramgoolam, lors de sa participation aux dernières cérémonies publiques. «Le fait qu’il utilise ces cérémonies officielles comme autant de plates-formes politiques pour nous critiquer, Paul Bérenger et moi, donne à penser  qu’il a du mal à dormir paisiblement  ces jours-ci!», trouve le leader du Remake 2000. Évoquant, particulièrement, les critiques de Navin Ramgoolam à l’encontre du MSM qui, selon le PM,«ne vaut rien», SAJ trouve que ce dernier a «la mémoire courte» car, soutient-il, sans le MSM le PTr aurait«mordu la poussière»lors des dernières élections générales de 2010.
Alors que, dit sir Anerood, Navin Ramgoolam veut faire accroire qu’il est«contre le communalisme», le PM, selon le leader du Remake 2000, s’emploie systématiquement  à tenir des discours ciblés en fonction de son auditoire. Pour lui,  quand le leader du PTr vient prétendre que nul ne pourra le vaincre dans sa circonscription de Pamplemousses/Triolet, c’est qu’il craint, en fait, de subir le même sort que  son père, sir Seewoosagur Ramgoolam, dans cette même circonscription. SAJ accuse le PM de vouloir s’accrocher par tous les moyens au pouvoir, quitte à mettre en danger l’unité nationale.
Soutenant que le PTr, sous sir Seewoosagur Ramgoolam, avait mené le pays «vers la banqueroute», sir Anerood affirme que c’est sous sa direction que l’État-providence a été sauvegardé et que le pays a connu la prospérité. «Navin Ramgoolam, qui a hérité les fruits de notre labeur, mène de nouveau le pays vers la banqueroute après avoir passé son temps à jouir»,  dit-il.
Scandale DY Patil: «Ramgoolam premier responsable!»
Évoquant, par la suite, le«grand scandale»que constitue, selon lui, l’affaire DY Patil Medical College, SAJ accuse le PM de «pratiquer le contraire de ce qu’il prêche»en matière de lutte contre la fraude et la corruption. Selon lui, à chaque fois que des ministres sont sur la sellette, Navin Ramgoolam s’emploie à les défendre. Il voit dans la présente affaire un parfum de trafic d’influence, de conflit d’intérêts et de corruption. Dans le mesure où, selon lui, le chef du gouvernement a «toléré»tout ce qui se faisait, c’est lui qui doit, en premier, porter  le chapeau de tout ce qui s’est passé.
«Tout a bien dû passer par le Conseil des ministres», souligne sir Anerood qui se demande, notamment, si la personne concernée a, à ce moment,«déclaré ses intérêts»et «s’est retirée.»Quant aux menaces proférées à l’encontre de la presse, le leader du Remake 2000 juge que le but visé est d’empêcher que n’émerge la vérité. SAJ qui félicite, à ce propos, la presse pour son travail invite cette dernière à persévérer «pour que les responsables rendent des comptes.»
Sir Anerood dit, par ailleurs, «ne pas faire confiance»aux diverses enquêtes et autre Fact-Finding Committee institués pour faire la lumière sur toute cette affaire. Il cite le Fact-Finding Committee qui avait été institué pour tirer au clair l’affaire alléguée de relations avec mineure au Mauritius Institute for Training and Development(MITD) et dont le rapport n’a jamais été rendu public. Il estime que les juges et les magistrats devraient refuser de présider de tels comités d’enquête «qui n’aboutissent à rien»au risque de ternir la réputation du judiciaire.
Au sujet des importantes crevasses sur la Ring Roadavant même que cette route  fraîchement construite ne soit ouverte à la circulation, sir Anerood parle d’»incompétence» du gouvernement  et de «dilapidation»des fonds publics. Il se demande ce qui serait advenu si jamais cette route avait déjà été ouverte à la circulation ainsi que des dangers à venir en cas de cyclones ou autres inondations.